18 février 1791.
Très-saint Père,
Mesdames ont manifesté le désir de visiter les États de Votre Sainteté, et de voir cette Rome antique où les vertus et le vrai mérite sont assis sur la chaire de saint Pierre. Mes tantes, plus heureuses que moi, sont allées chercher un instant de bonheur et de repos, qu'elles sont dignes de trouver près de Votre Sainteté. Vous daignerez, Très-saint Père, adoucir par vos bontés l'exil volontaire auquel les condamnent les troubles politiques qui agitent la France. Mesdames témoigneront à Votre Sainteté leur vive gratitude: pour moi, je désire particulièrement, Très-saint Père, vous démontrer dans toutes les circonstances la vénération profonde que je me fais gloire d'avoir pour vous.
[150]: C'était le samedi saint!
[151]: Ils étaient alors à Venise!
[152]: C'était la nuit de Pâques!
[153]: Le cinquième jour complémentaire de l'an III, son corps fut retiré du Panthéon, comme indigne d'être placé parmi les grands hommes. Le rapport fait à ce sujet prétendait qu'il n'avait pas servi loyalement la cause du peuple, et le désignait comme l'agent principal d'un parti tendant à conserver la monarchie en France.
[154]: C'est par erreur que cette lettre a été reproduite à la date du 17 par M. Ferrand, et par M. Cordier, qui s'est approprié son œuvre.
[155]: Mémoires et correspondance secrète du Père Lenfant, t. II, p. 103.
[156]: M. Vallée.