[157]: Témoignage d'un royaliste, par Cazotte.

[158]: Louis XVII, sa vie, son agonie, sa mort, 1861, gr. in-8o, t. I, p. 109.

[159]: Mémoires inédits.

[160]: Louis-Jacques-Hippolyte Coroller du Moustoir, conseiller du Roi, son procureur au bailliage d'Hennebon en Bretagne, député du même bailliage à l'Assemblée nationale, âgé de quarante-cinq ans, demeurant ordinairement à Hennebon, et logé à Paris, quai de la Ferraille, no 8.

Il était dépourvu de tout talent oratoire, mais il affectait de se faire remarquer par la rude franchise de son caractère.

Dans l'instruction poursuivie au Châtelet de Paris, à l'occasion des affaires des 5 et 6 octobre 1789, Coroller fut appelé comme témoin à déposer de ce qu'il savait touchant ces événements. Il répondit qu'il ne savait rien (223e témoin).

Là-dessus une brochure dans le sens royaliste parut sous le titre de Tableau des témoins et recueil des faits les plus intéressants contenus dans les dépositions de la procédure, etc., et relevant avec soin les dépositions qui tendent à accuser Mirabeau, les ducs d'Orléans et d'Aiguillon; en arrivant à la déposition de Coroller, que l'auteur de la brochure appelle Corolaire, député, il dit: «Corolaire, député, dit qu'il ne sait rien... Ah! monsieur Corolaire!»

Pour comprendre cette exclamation, il faut savoir que Coroller avait été un instant accusé d'être l'un des promoteurs des journées d'octobre. Ses principes révolutionnaires étaient bien connus, et il demeura au club des Jacobins, lorsque la plupart de ses collègues l'eurent quitté.

En novembre 1792, il fut nommé un des commissaires que la Convention voulut envoyer aux îles du Vent; mais cette mission n'eut pas lieu.

[161]: Le lecteur trouvera à la fin du volume cette lettre du Souverain Pontife, no [XXIV].