On peut appeler noble la danse de cette nation,

Car dans aucune autre on ne voit des mouvements plus entraînants.

[Note 104: ][ (retour) ] Il y a dans le texte hongrois gyöngy kotsi, «voiture-perle.»

Je voudrais rendre le ton digne et en même temps naïf du poète populaire. Ces vers, qui paraîtront insignifiants à la plupart des lecteurs, frapperont peut-être ceux qui connaissent la Hongrie et qui savent avec quelle gravité les paysans hongrois parlent d'ordinaire. Ce sont de ces choses qu'il faut entendre, et non lire: encore moins faut-il les juger d'après une mauvaise traduction.

Le poëte parle encore de la bravoure des Magyars, de leur désintéressement, de leur fidélité, de leur ardeur dans l'amour; puis il ajoute:

«J'avoue qu'il y a beaucoup de belles langues;

Mais l'élégante langue magyare se distingue entre toutes.

Si c'est la beauté qui classe les langues,

Je suis sûr qu'elles viennent toutes après la langue magyare.

Le scrutateur n'y trouvera pas ces vilains défauts