Que les autres langues peuvent se reprocher.

Les seigneurs allemands ne comprennent pas le peuple.

En Hongrie, tout le monde a la même langue:

Pauvres et riches, petits et grands, tous se comprennent;

Ce n'est pas là que la langue change à chaque mille.

Ici le poëte revient encore à son idée favorite, la beauté. Cette fois il s'agit des Hongroises. Il va sans dire qu'il les trouve sérieusement les plus belles femmes du monde. Il les félicite surtout d'avoir repris la coiffure nationale:

Qu'elles sont belles surtout, depuis qu'elles ne méprisent plus leurs bonnets!

Depuis qu'elles ne chargent plus leur tête de ces citadelles de gaze!

Ce qui fait penser qu'il écrivait au siècle dernier, dans un de ces moments de réaction où la noblesse hongroise s'éloignait de la cour de Vienne et reprenait les mœurs nationales. Le poëte vante ensuite la force des Magyars, cette force qui leur est si précieuse dans la guerre où ni le hurlement du Turc ni l'éclat de cent mille lances ne peuvent l'intimider. Sa force et sa bravoure en font un ennemi terrible; de là vient que

Si on fait la guerre avec les Magyars,