Malheureusement, cet exercice n'a fait qu'augmenter leur appétit; aussi, voyant des Saturniens en train de dévorer de belles feuilles vertes, M. Baboulifiche et Papavoine se résignent à essayer d'en manger aussi.—Ce régal offrant peu d'attrait à Papavoine, l'infortuné finit par s'assoupir sans s'apercevoir qu'une armée de grosses fourmis vient l'attaquer par derrière.

Interrompu dans son repas par les gémissements poussés par le malheureux Papavoine, à moitié enseveli sous un monceau de fourmis qui le mordent, M. Baboulifiche parvient à le dégager en écrasant et en chassant ces vils insectes à grands coups de branches.

Mais hélas! dans quel pitoyable état se trouve le pauvre Papavoine!—Oh! bien non, alors! s'écrie M. Baboulifiche; il n'est pas permis d'être massacré de la sorte!—Un charitable Saturnien, témoin de cet accident, vole au secours de Papavoine et lui apporte un vase plein d'eau fraîche.