Après quoi l'aimable Saturnien offre l'hospitalité à nos deux voyageurs et voyant qu'il ne comprennent pas son langage, il les pousse doucement vers son domicile.—Au tournant d'une colline, une large bande lumineuse s'offre à leurs regards.—Fricassée de poulet! Qu'est-ce que c'est encore que cela? s'écrie Papavoine inquiet.—Je suppose que ce pourrait bien être l'anneau de Saturne, hasarde le savant M. Baboulifiche.—Ça, un anneau! Ah! non alors! A vue de nez, cela n'y ressemble pourtant guère, répond l'incrédule Papavoine.

Aussitôt arrivé en son logis, le bon Saturnien s'empresse de panser les plaies du pauvre Papavoine, tandis que M. Baboulifiche s'applique de son côté à envoyer délicatement des douches d'eau fraîche sur les parties endommagées.—De larges ailes de papillons, ayant appartenu aux ancêtres décédés de leur généreux hôtes, sont clouées au mur au-dessus de leurs têtes, avec une inscription indiquant en langue saturnienne les noms, âges et qualités de leurs propriétaires défunts.