Continuant avec énergie sa lutte acharnée, M. Baboulifiche se livre à une série de gestes désespérés si violents que, d'un coup de pied, il renverse à la fois sa table, sa lampe, son verre d'eau sucrée et tous ses ouvrages scientifiques, tandis que, d'un furieux tour de reins, il imprime au fauteuil qu'il occupe une si vigoureuse secousse, que celui-ci fait la pirouette et s'écroule avec fracas.—A ce bruit formidable. Papavoine accourt un flambeau à la main et s'écrie:—Fricassée de poulet! est-ce que le feu est à la maison?—Non! répond au bout d'un instant M. Baboulifiche, qui met bien cinq minutes à reprendre ses esprits et à reconnaître qu'il est dans sa chambre, où il s'est paisiblement endormi en lisant son journal. Non! seulement, je viens d'avoir un fichu cauchemar!...

Sur ce, M. Baboulifiche va se coucher et se fait servir une infusion de violettes largement additionnée d'eau de fleurs d'oranger quadruple, pour essayer de rendre le calme à son système nerveux abominablement surexcité.


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