Papavoine s'étant aperçu qu'un faible rayon de lumière semblait venir de derrière lui, s'était retourné et avait découvert un étroit passage dans lequel il s'engagea en rampant. Malheureusement, cette espèce de galerie se rétrécissait de plus en plus, si bien que, lorsqu'il fut enfin arrivé à l'ouverture, l'infortuné Papavoine ne put qu'avec bien du mal sortir sa tête, ses épaules, ses bras et le haut de son corps; mais le reste n'aurait jamais passé sans l'aide de M. Baboulifiche qui, à force de tirer, parvient à arracher de ce terrier son malheureux domestique.

Joie délirante de M. Baboulifiche qui, contrairement à l'opinion généralement admise, croit avoir découvert de l'eau dans la Lune au fond de l'espèce de citerne dans laquelle Papavoine était tombé.—Combien grande est sa déception, lorsqu'il constate, après plus ample examen des vêtements de Papavoine, que cette prétendue eau n'est que de la cendre.

M. Baboulifiche et son domestique ayant rencontré un banc de moules gigantesques, en prennent chacun une et cherchent un endroit où ils puissent les faire cuire, car la nuit arrive, la Terre se lève et leurs estomacs vides depuis longtemps commencent à crier famine.