Par une chance des plus heureuses, les vêtements de M. Baboulifiche avaient seuls été traversés par la pointe aiguë du rocher sur lequel il était tombé, lors de son arrivée dans la Lune, et comme le digne Président était passablement lourd, l'étoffe finit par céder et M. Baboulifiche ne tarda pas à se trouver désembroché.—Aussitôt sur pieds et sans se préoccuper des avaries de sa culotte, ni d'une sensation douloureuse qu'il éprouve dans un certain endroit qu'il est inutile de nommer, notre courageux explorateur se met à la recherche de Papavoine qui a totalement disparu.
Entendant de sourds gémissements sortir d'une étroite crevasse, M. Baboulifiche se met à plat ventre au bord de ce trou et aperçoit tout au fond le malheureux Papavoine couché et à moitié englouti dans une substance qui lui paraît être une eau heureusement peu profonde.