[ [120] Ibid., 9.

Enfin il recueille le fruit de sa prière, et il témoigne qu'il a été exaucé: Le Seigneur m'a écouté, et il a eu pitié de moi: le Seigneur s'est fait mon appui[121].

[ [121] Ibid., 11.

Mais comment? Vous avez, dit-il, changé mes gémissements en chants d'allégresse, et vous m'avez environné de joie[122].

[ [122] Ibid., 12.

Or, puisque Dieu en use ainsi avec les plus grands Saints, nous ne devons pas perdre courage, pauvres infirmes que nous sommes, si quelquefois nous éprouvons de la ferveur et quelquefois du refroidissement: car l'esprit de Dieu vient et se retire comme il lui plaît. Ce qui faisait dire au bienheureux Job: Vous visitez l'homme dès le matin, et aussitôt vous l'éprouvez[123].

[ [123] Job, VII, 18.

6. En quoi donc espérer, et en quoi mettre ma confiance, si ce n'est uniquement dans la grande miséricorde de mon Dieu et dans l'attente de la grâce céleste?

Car, soit que j'aie près de moi des hommes vertueux, des religieux fervents, des amis fidèles; soit que je lise de saints livres et d'éloquents traités; soit que j'entende le doux chant des hymnes; tout cela aide peu et ne touche guère, quand la grâce se retire, et que je suis délaissé dans ma propre indigence.

Alors il n'est point de meilleur remède qu'une humble patience, et l'abandon de soi-même à la volonté de Dieu.