1. Le F. Je vous bénis, Père céleste, Père de Jésus-Christ, mon Seigneur, parce que vous avez daigné vous souvenir de moi, pauvre créature.

Ô Père des miséricordes, et Dieu de toute consolation[184], je vous rends grâces de ce que, tout indigne que j'en suis, vous voulez bien cependant quelquefois me consoler!

[ [184] Ibid.

Je vous bénis à jamais, et je vous glorifie avec votre Fils unique et Esprit consolateur, dans les siècles des siècles.

Ô Seigneur, mon Dieu, saint objet de mon amour! quand vous descendrez dans mon cœur, toutes mes entrailles tressailliront de joie.

Vous êtes ma gloire et la joie de mon cœur.

Vous êtes mon espérance et mon refuge au jour de la tribulation.

2. Mais, parce que mon amour est encore faible et ma vertu chancelante, j'ai besoin d'être fortifié et consolé par vous: visitez-moi donc souvent, et dirigez-moi par vos divines instructions.

Délivrez-moi des passions mauvaises, et retranchez de mon cœur toutes ses affections déréglées, afin que, guéri et purifié intérieurement, je devienne propre à vous aimer, fort pour souffrir, ferme pour persévérer.

3. C'est quelque chose de grand que l'amour, et un bien au-dessus de tous les biens. Seul, il rend léger ce qui est pesant, et fait qu'on supporte avec une âme égale toutes les vicissitudes de la vie.