[ [213] Rom., VI, 23.
[ [214] Apoc., V, 13.
CHAPITRE X.
Qu'il est doux de servir Dieu et de mépriser le monde.
1. Le F. Je vous parlerai encore, Seigneur, et je ne me tairai point. Je dirai à mon Dieu, mon Seigneur et mon roi, assis dans les hauteurs des cieux:
Ô quelle abondance de douceurs vous avez réservée pour ceux qui vous craignent[215]! Et qu'est-ce donc pour ceux qui vous aiment, pour ceux qui vous servent de tout leur cœur?
[ [215] Ps. XXX, 20.
Elles sont vraiment ineffables, les délices dont vous inondez ceux qui vous aiment, quand leur âme vous contemple.
Vous m'avez montré principalement en ceci toute la tendresse de votre amour: je n'étais pas, et vous m'avez créé; j'errais loin de vous, vous m'avez ramené pour vous servir, et vous m'avez commandé de vous aimer.
2. Ô source d'amour éternel, que dirai-je de vous?
Comment pourrai-je vous oublier, vous qui avez daigné vous souvenir de moi, lorsque déjà épuisé, consumé, je penchais vers la mort?