[ [405] Ps. XXIX, 3–5.

CHAPITRE XLI.
Du mépris de tous les honneurs du temps.

1. J.-C. Mon fils, n'enviez point les autres, si vous les voyez honorés et élevés, tandis qu'on vous méprise et qu'on vous humilie.

Élevez votre cœur au ciel vers moi, et vous ne vous affligerez point d'être méprisé des hommes sur la terre.

2. Le F. Seigneur, nous sommes aveugles, et la vanité nous séduit bien vite.

Si je me considère attentivement, je reconnais qu'aucune créature ne m'a jamais fait d'injustice, et qu'ainsi je n'ai nul sujet de me plaindre de vous.

Après vous avoir tant offensé, et si grièvement, il est juste que toute créature s'arme contre moi.

La honte et le mépris, voilà donc ce qui m'est dû; et à vous la louange, l'honneur et la gloire.

Et si je me dispose à souffrir avec joie, à désirer même d'être méprisé, abandonné de toutes les créatures et compté pour rien, je ne puis ni posséder au dedans de moi une paix solide, ni recevoir la lumière spirituelle, ni être uni parfaitement à vous.

RÉFLEXION.