Laissez donc tomber cela; ce n'est pas une chose nouvelle, ni la première fois que vous l'éprouvez, et ce ne sera pas la dernière, si vous vivez longtemps.
Vous avez assez de courage quand il ne vous arrive rien de fâcheux.
Vous savez même conseiller bien les autres, et les fortifier par vos discours; mais lorsqu'il vous survient une affliction soudaine, vous manquez de conseil et de force.
Considérez votre extrême fragilité, dont vous avez si souvent l'expérience dans les plus petites choses: et toutefois Dieu le permet ainsi pour votre salut.
2. Bannissez de votre cœur, autant que vous le pourrez, tout ce qui le trouble. A-t-il été surpris, qu'il ne se laisse point abattre, mais qu'il se dégage sur-le-champ.
Souffrez au moins avec patience, si vous ne pouvez souffrir avec joie.
Lorsque vous êtes peiné d'entendre certaines choses, et que vous en ressentez de l'indignation, modérez-vous, et veillez à ce qu'il ne vous échappe aucune parole trop vive qui scandalise les faibles.
Votre émotion s'apaisera bientôt, et le retour de la grâce adoucira l'amertume intérieure.
Je suis toujours vivant, dit le Seigneur, pour vous secourir et vous consoler plus que jamais, si vous mettez en moi votre confiance, et si vous m'invoquez avec ferveur.
3. Armez-vous de constance, et préparez-vous à souffrir encore davantage.