Si vous vous sentez, au contraire, aride, priez avec instance, gémissez et ne cessez point de frapper à la porte, jusqu'à ce que vous obteniez quelque miette de ma table, ou une goutte des eaux salutaires de la grâce.
Vous avez besoin de moi, et je n'ai pas besoin de vous. Vous ne venez pas à moi pour me sanctifier; mais c'est moi qui viens à vous pour vous rendre meilleur et plus saint.
Vous venez pour que je vous sanctifie, et pour vous unir à moi, pour recevoir une grâce nouvelle, et vous enflammer d'une nouvelle ardeur d'avancer dans la vertu.
Ne négligez point cette grâce; mais préparez votre cœur avec un soin extrême, et recevez-y votre bien-aimé.
4. Mais il ne faut pas seulement vous exciter à la ferveur avant la Communion, il faut encore travailler à vous y conserver après; et la vigilance qui la doit suivre n'est pas moins nécessaire que la préparation qui la précède: car cette vigilance est elle-même la meilleure préparation pour obtenir une grâce plus grande.
Rien, au contraire, n'éloigne davantage des dispositions où l'on doit être pour communier, que de se trop répandre au dehors en sortant de la Table sainte.
Parlez peu, retirez-vous dans un lieu secret, et jouissez de votre Dieu.
Car vous possédez celui que le monde entier ne peut vous ravir.
Je suis celui à qui vous vous devez donner sans réserve; de sorte que, dégagé de toute inquiétude, vous ne viviez plus en vous, mais en moi.