AUX DERNIÈRES ORAISONS.
Le prêtre demande les fruits de l'excellent sacrifice qui vient d'être offert à Dieu; ce sont la rémission des péchés, la grâce d'une sainte vie, et le mérite de la vie éternelle.
Mon Dieu, accordez-nous, en vertu du sacrifice que nous venons de vous offrir, la rémission de nos péchés et toutes les grâces qui nous sont nécessaires pour nous sauver. Donnez-nous surtout un amour ardent pour vous, une grande crainte de vous déplaire, un grand désir et un grand soin de vous plaire, l'application à nos devoirs, la patience dans les afflictions, la douceur et la charité pour bien vivre avec tout le monde, l'humanité, la pureté, la tempérance, la mortification de nos sens, un grand détachement des biens, des plaisirs et des honneurs de ce monde, un grand dégoût et une sainte horreur des folles joies du siècle; un véritable esprit de pénitence, qui nous inspire une vive douleur des péchés de notre vie passée, un désir sincère de les expier, et une ferme résolution de n'y plus retomber et d'en éviter toutes les occasions. Enfin, mon Dieu, donnez-nous toutes les grâces nécessaires pour mener une vie chrétienne, suivie d'une sainte mort et d'une heureuse éternité.
À L'ITE MISSA EST.
Le prêtre, se tournant vers le peuple, l'avertit par ces mots que le sacrifice de la messe est achevé. Il donne ensuite la bénédiction au nom de la sainte Trinité.
QUAND LE PRÊTRE DONNE LA BÉNÉDICTION.
Dieu tout-puissant et tout miséricordieux, Père, Fils et Saint-Esprit, bénissez-nous par Jésus-Christ, et que cette bénédiction nous soit un gage de la bénédiction que vous donnerez un jour à vos élus.
AU DERNIER ÉVANGILE.
Avant de quitter le saint autel, le prêtre dit l'Évangile de saint Jean, qui annonce l'éternité du Verbe et la miséricorde qui l'a porté à prendre notre chair et à habiter parmi nous. Demandons d'être du nombre de ceux qui le reçoivent et deviennent ses enfants.
Seigneur, gravez par votre grâce votre Évangile dans nos esprits et dans nos cœurs, afin que nous ne suivions plus l'égarement de nos pensées, la fougue de nos passions ni le déréglement de notre cœur; mais que nous nous soumettions entièrement à tout ce que vous demandez de nous, et que nous réglions toutes nos démarches sur les maximes de votre saint Évangile, et non sur les maximes et sur les coutumes corrompues du monde.