On aime même à les diversifier selon les temps; il y en a qu'on goûte plus aux jours de fêtes, et d'autres aux jours ordinaires.
Les uns nous sont nécessaires au temps de la tentation, les autres au temps de la paix et du repos.
Autres sont les pensées qui nous plaisent dans la tristesse, ou quand nous éprouvons de la joie en Dieu.
6. Il faut, vers l'époque des grandes fêtes, renouveler nos pieux exercices, et implorer avec plus de ferveur les suffrages des Saints.
Proposons-nous de vivre d'une fête à l'autre, comme si nous devions alors sortir de ce monde, et entrer dans l'éternelle fête.
Et pour cela préparons-nous avec soin dans ces saints temps, par une vie plus fervente, par une plus sévère observance des règles, comme devant bientôt recevoir de Dieu le prix de notre travail.
7. Et si ce moment est différé, croyons que nous ne sommes pas encore bien préparés, ni dignes de cette gloire immense qui nous sera découverte en son temps, et redoublons d'efforts pour nous mieux disposer à ce passage.
Heureux le serviteur, dit saint Luc, que le Seigneur, quand il viendra, trouvera veillant. Je vous dis, en vérité, qu'il l'établira sur tous ses biens[62].
[ [62] Luc., XII, 37.