Archives du Ministère des affaires étrangères: Correspondance de Gênes, vol. 101.

XIII.
LETTRE DU BARON DE NEUHOFF A M. SAINT-MARTIN.
COPIE COMMUNIQUÉE AVEC LA DÉPÊCHE DU DUC DE SAINT-AIGNAN,
AMBASSADEUR DE FRANCE A ROME, DU 18 OCTOBRE 1738.

16 mai 1738.

La part que je vois, Monsieur, que vous prenez à ce qui me regarde et les offres obligeantes de service que vous me faîtes par une lettre du 29 du passé, me sont des plus sensibles et agréables. En revanche, je vous offre de vous rendre tous les bons offices qui dépendent de moi et si vous continuez dans la résolution de vous attacher à moi et de m'accompagner dans mon retour, vous pouvez, sans perdre de temps, vous rendre à Middelbourg, en Zélande, chez le sieur Joh. Dicler Schuler, marchand dans ladite ville, lequel vous dirigera à me venir trouver; même si vous me pourriez procurer quelque bon officier d'artillerie, ou autre, il peut hardiment venir, que je le recevrai et pourvoirai à toute satisfaction, et comptez que ni vous ni d'autres n'auront jamais lieu de se reprocher de s'être attachés à moi et que je suis sincèrement

Votre bon ami.

Archives du Ministère des affaires étrangères: Correspondance de Hollande, vol. 427.

XIV.
RÉSOLUTIONS DE L. H. P.
LES SEIGNEURS ÉTATS-GÉNÉRAUX DES PROVINCES-UNIES DES PAYS-BAS.

20 septembre 1738.

Ayant été délibéré par résomption sur deux lettres du consul Lesbergen[ [874], du 21 janvier et 11 février de cette année, écrites de Naples à L. H. P. comme aussi sur une troisième lettre du même consul du 31 mai dernier et aussi arrivée depuis, et ayant été pris en considération que L. H. P. ne se sont jamais mêlées des affaires et des entreprises des Corses contre la république de Gênes, et au contraire que par leurs résolutions du 5 juillet et 15 septembre 1736, elles ont mandé aux collèges des amirautés respectives d'avoir attention qu'aucune munition ou autres outils de guerre ne partissent d'ici pour la Corse, il a été trouvé bon et arrêté qu'il sera mandé audit Consul que L. H. P. ne sauraient approuver qu'il se soit donné tant de mouvement au sujet du navire le Jeune Rombout, capitaine Antoine Bevers et autres de même nature et que lui, consul, fera bien de ne plus se mêler de cette affaire ou autres semblables, que précisément autant qu'il sera nécessaire pour la protection des navires des Provinces-Unies qui n'auront point contrevenu aux précédentes résolutions de L. H. P. du 5 juillet et 15 septembre 1736.