[133] Fairholt et Dillon. Costume in England, I, p. 83. Planché. Cyclopedia of Costume, I, 348.

[134] On peut être surpris de voir que nous ne nommions jamais haubert, l'armure des hommes d'armes de la Tapisserie, alors que dans un poème presque contemporain, bien qu'un peu postérieur, la Chanson de Roland, broigne et haubert soient synonymes. D'abord nous ne savons pas de façon précise quand cette synonymie a commencé à être admise; mais ce qui nous a surtout déterminé, c'est que dans la langue actuelle, le mot haubert, malgré son origine germanique, désigne toujours le vêtement de maille qui n'a été usité que plus tard.

[135] Il existe une troisième sorte de broigne dite clavaine, formée de plaques de fer juxtaposées, mais nous n'en trouvons pas d'exemple dans la Tapisserie.

[136] On remarquera que, contre toute vraisemblance, la jambe gauche de la broigne de Guillaume n'est pas semblable à la droite, et que, comme les bras, elle n'est protégée que par de simples anneaux. Nous avons vu que c'est un artifice du dessinateur pour bien distinguer les différents membres. Comp. p. 145.

[137] Le heaume de Guillaume (PL. VI, n° 55) se prolonge un peu à l'arrière. C'est certainement une première tentative de protéger la nuque du chevalier. Elle sera d'ailleurs très adoptée au siècle suivant. Demay, Le Costume de guerre et d'apparat, p. 17.

[138] M. Lefèvre des Nouettes. Bull. monumental, 1912, p. 229.

M. Marignan. La Tapisserie, p. 67.

[139] Le Duc le reconnaît et en vrai chevalier il se précipite tout à coup sur lui, et le saisissant par le nasal de son casque, le jette la tête à terre, et lui tourne les pieds vers les cieux.

[140] Louandre. Les arts somptuaires.

[141] Furieux, il enlève le casque de sa tête et montre son visage à ses Normands. Guy d'Amiens. Ibid., v. 448-449.