«Milord l’Arsouille, rends-moi ma gloire que tu as usurpée!!!» Et ce sera celle de M. un tel, qui ne sera pas encore consolé de ses déboires parisiens.
XXXII
L’excentricité était à l’ordre du jour, parce que dans ce temps-là on était jeune pour de bon, sans arrière-pensée, sans calcul. Aussi comme on s’amusait de bon cœur! Les bals, il y en avait partout, et tous plus gais les uns que les autres.
Il suffisait qu’il y eût là une de ces bandes joyeuses pour leur donner un entrain que nous ne connaissons plus.
Les Variétés jouissaient d’une réputation immense, milord y avait son quartier général.
C’est là que s’est passée la fameuse histoire de l’Ève moderne.
C’étaient les plaisirs du temps. Cela fit sensation, il est vrai. On s’occupait tant d’art et de plastique à cette époque-là!
XXXIII
Après la vogue des Variétés, vint celle des bals du théâtre du Palais-Royal. Le Palais-Royal, avec ses galeries, ses nombreux restaurants, ses cafés, était bien fait pour donner asile à une société aussi viveuse. Là au moins on pouvait déjeuner tout un jour sans déranger personne. Dès longtemps les habitants du lieu étaient habitués à tous les dérèglements de la fantaisie parisienne. On sortait de table après boire pour courir se placer devant le tapis vert; et, si la chance était favorable, on venait reprendre ses places avant que le cabinet fût desservi par les garçons restaurateurs.
Un jour, une des bandes joyeuses déjeuna comme on savait le faire dans ce bon temps des estomacs d’acier. On mangea tout le jour, on but une partie de la soirée, enfin on se rendit au trente et quarante.