J’aperçois ton cœur refroidi et ton corps qui n’a plus d’attraits pour l’époux.
Celui qui s’éloigne de toi, fut enchaîné par le recours et le charme de Chenharouch le sultan[77].
Comme elle prononçait ce nom, la porte fut ébranlée d’un coup violent.
—Qui est là? cria la vieille.
—Quelqu’un est venu, répondit une voix aiguë.
—Quelqu’un est venu, Quelqu’un reviendra,
Et le destin s’ensuivra...
Au bout d’un instant, la sorcière ouvrit la porte. Il n’y avait personne; la lune éclairait un pan ruiné de muraille, et projetait sur le sol bossué l’ombre d’une treille...
—Puisque le sort t’est fâcheux, dit la vieille, j’interviendrai.
Elle disparut au bout de la chambre, derrière une boiserie, et en rapporta un plateau gravé de signes bizarres, au milieu duquel fumait un canoun plein de braises. Tout autour, bien rangées en cercle, sept petites coupes contenant des poudres, des grains et des pâtes.