»—Comment ferais-tu le bien, toi, Père du Mal?
»—Je vous montrerai quelque chose pour que vous l’emportiez sur les hommes.
»Elles consentirent et il leur enseigna la sorcellerie. C’est depuis ce jour que les vieilles connaissent les maléfices et le secret de guérir les maux.»
Les femmes qui ont écouté l’histoire hochent la tête, approbatives.
—Il faut, dit la plus âgée, enfumer les vêtements de Zohor avec des araignées sèches et du cumin.
L’esclave apporte un brûle-parfums rempli de braises et les ingrédients nécessaires. Une âcre fumée se répand en la pièce.
La malade gémit doucement.
3 mai.
Je retourne voir la pauvre Zohor. Elle est plus mal ce matin. Allah dispose de nous!
Une odeur de fumée, de saucisses et de fièvre, flotte en la chambre. Les parentes sont parties, mais le notaire, accroupi sur le matelas auprès de sa femme, la contemple avec angoisse.