La Cherifa répond à voix basse :
— Tais-toi, fille de péché !… ou je te dénonce à mon seigneur… Qu’ai-je à faire avec cet inconnu ?… Dis-lui qu’il y a des femmes parées à Sidi Nojjar[65]. C’est là qu’il se rendait sans doute lorsqu’il passa sur mon chemin.
[65] Quartier des femmes galantes, voisin des palais de Mouley Ismaïl, habités par la famille impériale.
Moi, je suis Cherifa et fille du Sultan !
Hélas ! mon cœur fut flagellé quand la vieille me rapporta ces propos. Mais je ne perdis pas tout espoir.
Dans ma main brillaient des réaux d’argent…
La vieille repartit au palais.