Un se dit :Amati.Six se dit:Bandiouga-Mati.
DeuxBati.SeptBandiouga-Bati.
TroisBatass.HuitBandiouga-Batass.
QuatreBanass.NeufBandiouga-Banass.
CinqBatio.DixEpo.

Le Bassaré était autrefois un pays fort peuplé. Aujourd’hui, il est presque désert. Cela tient à ce que, continuellement en guerre avec leurs voisins du Fouta-Djallon, ils ont vu détruire la plus grande partie de leurs villages, et leur population emmenée en captivité.

La population du Bassaré, qui pouvait autrefois être évaluée de 6 à 8,000 habitants, est tout au plus aujourd’hui de 2,000 habitants. Ils sont, du reste, comme leurs voisins les Coniaguiés, destinés à disparaître un jour et à fournir de captifs le Fouta-Djallon et le Fouladougou.

Voici les noms des villages qui ne sont pas encore tombés sous les coups des guerriers Peulhs :

Kénieri-Sarra (capitale).N’guero’-Koulé.
N’guéro-DalyNaugaroua.
N’guéro-KissN’guéro-Tchindy.
N’guéro-PougNoumpou.
NikaréPeuqui.
NaunéMaucatia.
KessiCotatou (No 1).
NoukaréBoutioutonia.
CoutiakiN’Ténou.
SériguiaTiakessi.
AkoudouCotatou (No 2).

Aujourd’hui, le pays de Bassaré est, au point de vue politique, divisé en deux fractions, l’une amie des gens du Fouta-Djallon, et, par conséquent, ennemie du Coniaguié, l’autre amie du Coniaguié. Inutile de dire que les deux partis vivent dans un état de guerre continuelle.

Les Bassarés, comme les Coniaguiés, recherchent notre amitié. Comme eux, ils sentent qu’ils ont besoin d’être protégés contre leurs ennemis.



CHAPITRE XVII