«Paris, le 30 juin 1829.»]
[5: Tome IV. page 346 des Mémoires de Bourrienne.]
[6: Dans sa discussion sur l'exécution des prisonniers de Jaffa, M. de Bourrienne semble dépouiller l'esprit de malveillance qui d'ordinaire dicte ses jugemens sur les actions de son ancien condisciple; mais c'est un tort qu'il n'a pas souvent avec lui-même.]
[7: L'ABBÉ LOUCHART. C'était un homme instruit et judicieux. Après avoir fait successivement plusieurs éducations particulières, il est entré dans l'instruction publique, et a rempli avec distinction les fonctions de censeur au lycée de Liège. Mis à la retraite lorsque le département de la Roër fut séparé de la France, il est mort en 1832.]
[6: Préfet répondait à maître de quartier.]
[8: Au lieu de cinq élèves, lisez six. En tête de cette traduction on lit:
STETHANO, ALEXANDRO, VIEL, PRESBYTERO, IN ACADEMIA JULIACENSI. STUDIORUMM OLIM MODERATORI HOC IPSIUS OPUS QUOD TYRIS MANDARI RELLIGIOSE CURAVERUNT AFFEREBANT, AMANTISSIMI ET MEMORES ALUMNI
Aug. Creuzé de Lessert.
J. R. Barvès.
J. A. Durant.
J. M. E. Salverate.
A. V. Arnault.
Eusebius Salverte.
]
[9: LE P. MANDA. Son éloquence tant soit peu brusque se ressentait de l'austérité de son caractère. Appelé à Versailles, en 1782, pour prêcher devant la cour, il toucha moins son auditoire qu'il ne l'effaroucha. C'était Jonas à Ninive. Il n'y parut qu'une fois. Chargé depuis de remplacer le P. Petit à Juilly, il fit beaucoup moins bien que lui en voulant faire mieux. La révolution ne le trouva pas disposé aux complaisances qu'elle exigeait du clergé. Il aima mieux s'exiler que de prêter le serment imposé aux ecclésiastiques par la constitution de 1791. Il est mort en 1803, en Angleterre, où il avait été recueilli par des familles, catholiques, dont les chefs, tels que les Howard, les Talbot, avaient été élevés à Juilly. Il est plusieurs fois question du P. Mandar dans les Confessions de Rousseau, avec lequel il eut quelques rapports à Montmorency. C'est lui qui donna l'idée à ce grand prosateur de traiter, sous la forme de poëme, le sujet du Lévite d'Ephraïm.]
[10: LE P. BAILLY. Avant d'être élu député à la Convention, cet ex-oratorien avait exercé les fonctions d'administrateur du département de Seine et Marne. Il était prêtre, et prêtre marié; mais cela ne l'empêcha pas d'honorer ceux qui respectaient des engagemens sur lesquels il avait cru pouvoir revenir, et de protéger en toute occasion les ecclésiastiques qui se montraient plus scrupuleux que lui. En 1795 il affronta, pour les défendre, les ressentimens du comité de sûreté générale. Sa modération au milieu des partis furieux, le fit accuser plusieurs fois de royalisme. Après avoir administré quatorze ans avec autant de sagesse que d'intégrité le département du Lot, compromis par des agens moins intègres que lui, il avait été remplacé; et bien qu'il se fût justifié, il n'était pas encore réintégré quand arriva la restauration. Un accident affreux hâta sa fin en 1819. Une voiture publique, dans laquelle il revenait de Rouen, ayant versé, il eut les deux poignets cassés par cette chute. On crut le sauver en les lui coupant. Est-ce du mal ou du remède qu'il est mort?]