Nous maire et officiers municipaux de la commune du Mont St Michel district d’Avranche departement de la Manche soussignés certifions que le jeudi seize mai du présent mois; il est arrivé cinquante et un ecclésiastique au château du Mont St Michel pour étre detenû dans le chateau qui ont été conduits par les cavaliers de la gendarmerie nationale de Coutance. En consequence nayant reçû aucun ordre du département ny du district d’Avranche, nous avons délivré le présent au citoyen Pierre Foison, marechal de logis de la gendarmerie nationale de Coutances sur son ordre pour lui servir et valoir de décharge fait et délivré à une heure après midy à notre maison commune ce dix-sept mai mil sept cent quatre-vingt-treize L’an deux de la Republique Françoise de la maison commune de Coutance.
L’an mil sept cent quatre-vingt-treize L’an deux de la Republique Françoise le dix neuf octobre il est arrivé au Mont St Michel cent quatre vingt cinq Ecclésiastique du département de Lisle et Villaine pour ètre détenû dans le Château qui ont été conduits par de la troupe et des volontaires et des gendarmes avec environs trante voiture, le citoyen Claude le Coze eveque de Reines etoit du nombre pour être detenû et dont Geor cy devant assistant du general de Lordre des cy devant Benedictins. En registre à la maison commune du Mont St Michel ce dix neuf octobre mil sept cent quatre vingt treize L’an deux de la Republique Françoise.
L’an mil sept cent quatre-vingt-treize L’an deux de la Republique Françoise le douze de novembre il est arrivé au Mont St Michel sur les dix heures du matin des brigands qui ont mis l’arbre de la Liberté a bas et l’ont couppé il ont party a environ onze heures a san retourner. Lapres midy il sont revenus environ cinquante pour faire partir les Ecclésiastique an leur disant qu’ils etoient Larmée Catolique et Chretienne et qu’ils venoient pour les tirer des chaines et des fairs et les tirer de captivité les brigands ont couché au Mont se sont emparés des clefs de la ville et ont fermé les portes le lendemain il ont cloué les canons ont jeté tous les boulets dans la greve ont cassé et amporté les pavillons à la rezerve du Rouge; il ont voulu emporter les vases sacrée les ecclesiastique qui etoient detenüs leur ont fait des corrections, ils les ont lessé apres bien des explications il ont voulû faire a ranconner le maire an lui demandant une forte somme le citoyen maire a expozé sa vie et le citoyen agent la esposée aussi les brigands leurs dire que s’ils ne les avoient pas trouvé à leurs postes et place qu’il auraient mis le feut et le piage dans landeroit qu’il étoient bien heureux que les prestres les usse prié de ne pas faire de mal que si on n’avait pas eû pitié deùx il seraient mort de besoin le lendemain treize il sont encore revenus faisant de grande menace le maire et l’agent ont risqué à perdre la vie—le lendemain quatorze ils sont encore revenus un grand nombre de brigands voulant nous couper le coups avec leurs sabres sur le coups.
Du dimanche dix-huit août 1793 l’an deux de la Republique Française une et indivisible, ses présenté devant nous, maire et officiers municipaux Jacque Nicole de la paroisse de St Denis le Gatz, nous a déclaré qu’il étoit soudiacre âgé de vingt sept ans, ayant été pris aux scrutin pour fournir le cotingant de la sudite paroise, qu’il a été à Coutance, de Coutance à Raine étant arrivé du sairvice, ille set randu au Mont St Michel ou nous l’avons mis en arestation à son arivée qui étoit hier environ six heurs du soir.
J. Richard, maire; Etienne Vidal, procureur; J. Nicolle, soûd.
Nous maires et officiers municipaux de la commune du Mont St Michel certifions à tous qu’il apartiendra que Charle le Vénard prestre cy-devant curé de la Mancellière district de Mortain agé de soixante-sept ans quatre mois queque jours né le vingt six may mil sept cent vingt est vivant et habitant comme détenu depuis le seize may dairnier en la maison de la ci-devant abbaye du Mont Saint Michel s’étant cejourd’hui présenté en personne devant nous qui nous sommes à cet effet fait introduire en laditte maison à sa réquisition pour l’obtention du présent que nous lui avons accordé et qu’il a signé avec nous en laditte ci devant abbaye et dans l’appartement qu’il y occupe, ce vingt-sept septembre mil sept cent quatre vingt treize l’an deux de la Republique françoise une et indivisible.