[(15)] Susanne. Hé! pauvre idiote! il n’est pas toujours si mol quand cela arrive. Au contraire, quand il le fait voir à la fille, il est tout changé et ne paroist plus ce qu’il estoit auparavant; il est grossi et allongé de moitié, il est dur et roide comme un baston, et à force de se bander comme je dis, il y a une peau vers le bout qui se retire contre le ventre et descouvre une teste qui est faite comme un gros bigarreau rouge, et cela est plaisant à toucher au possible.
Fanchon. Et quand il bande, comme vous dites, c’est alors qu’il le fourre dans le trou de la fille?
[(16)] Susanne. Vrayement ouy, car il ne le pourroit autrement, mais c’est encore un autre plaisir de voir la peine qu’il se donne pour le faire entrer, car cela n’entre pas tout d’un coup, comme tu pourrois imaginer, mais petit à petit, et le garçon est quelquefois tout en eau avant que le tout soit dedans, à cause que le trou de la fille n’est pas assez large, et c’est là encore où il y a du plaisir, parce que la fille sent l’engin du garçon qui l’entr’ouvre à force et qui frotte fort contre les bords du con, ce qui la chatouille doucement et voluptueusement.
Fanchon. J’aurois peur, au contraire, que cela ne luy fist du mal.
Susanne. Point du tout, mon cœur, et cela luy fait grand bien. Il est bien vray que le premier coup de vit que l’on luy donne, en le luy mettant dedans, elle sent une petite cuisson, à cause qu’elle n’y est pas accoustumée, mais par après, cela ne fait plus que chatouiller et exciter le plus grand plaisir du monde.
[(17)] Fanchon. Et l’engin de la fille, comment l’appelez-vous?
Susanne. Je l’appelle un con, et quelquefois il s’entend par le bas, le chose, le trou mignon, le trou velu, etc. Et quand un garçon fait cela à une fille, cela s’appelle mettre vit au con, ou bien l’on dit qu’il la fout, la chevauche, et les garçons nous apprennent à dire cela quand ils nous tiennent. Mais garde-toi bien d’en parler devant le monde, car on dit que ce sont des vilains mots qui font rougir les filles quand on les leur prononce.
[(18)] Fanchon. O! je n’ai garde, vrayement, mais comment fait donc le garçon, ma cousine, pour faire entrer cest engin roide dedans le con?
Susanne. Il n’a pas plus tôt adjusté dans le trou de la fille, qu’il le pousse du croupion, et puis se retire un peu arrière, puis repousse plus fort avant, et la fille pousse aussi de son costé, pour l’enfiler mieux, tant que le tout soit dedans, et elle sent cependant remuer les fesses du garçon qui est dessus elle.
Fanchon. Il faut donc qu’il remue toujours, sans arrester aucunement?