? La collocation de l'interrogant.

Au demourant: il n'ya que deux poincts. C'est l'interrogant, & l'admiratif: & l'ung & l'aultre est final en sens: & en peult avoir plusieurs en ung periode.

L'interroguant se faict par interrogation pleine, addressée à ung, ou à plusieurs, tacitement, ou expressement. Exemple. Qui ne se resjouyroit d'un tel accord? qui ne loueroit Dieu de veoir guerre assopie, & paix regner entre les Chrestiens?

! La collocation de l'admiratif.

L'admiratif n'a si grand' vehemence: & eschet en admiration procedente de joye, ou detestation de vice, & meschanceté faicte. Il convient aussi en expression de soubhait, & desir. Brief: il peult estre par tout, ou il y a interjection. Exemple. O que long temps avons desiré ce bien! ò que bien heureux soient, qui ont traicté cest accord! que mauldicts soient, qui tascheront de le rompre!

A tant te suffira de ce, que j'ay dict des figures, & collocations de la punctuation. Je sçay bien que plusieurs Grammairiens Latins en ont baillé d'avantage: mais tu ne te doibs amuser à leurs resveries. Et si tu entends, & observes bien les reigles precedentes, tu ne fauldras à doctement punctuer.

LES ACCENTS DE LA LANGUE FRANCOYSE.

L'usage des accents est double.

Les gens doctes ont de coustume de faire servir les accents en deux sortes. L'une est en pronunciation, & expression de voix: expression dicte quantité de voyelle. L'aultre en imposition de marcque sur quelcque diction.

Du premier usage nous ne parlerons icy aulcunement: car il n'en est poinct de besoing. Et d'advantage il a moins de lieu en la langue Françoyse, qu'en toutes aultres: veu que ses mesures sont fondées sur syllabes, & non sur voyelles: ce qui est tout au rebours en la langue Grecque, & Latine.