Jean de Salignac fut tué à l'attaque de Domme l'an 1588 (voyez note [16], ci-dessus p. xvij).—Un autre des neveux de Bertrand, qui est nommé dans son testament, Pons de Salignac, second fils de Louis, seigneur de Fonpiton, fut tué au siége de Montauban en 1621; il était lieutenant de la compagnie des gendarmes du maréchal de Thémines.

[25] C'est ce qui résulte de la xxıe Dépêche, t. I, p. 215.

[26] Il était lieutenant général, et fut tué à la bataille de Raucoux, le 11 octobre 1746. Les registres que nous publions portent sur leur couverture une mention indiquant qu'il en était propriétaire. Il se trouvait en effet par représentation l'héritier direct de Bertrand de Salignac, dont il était l'arrière-petit-neveu.

[27] L'un des cahiers de cette copie, qui fut envoyé sous la forme d'un paquet cacheté, porte l'adresse suivante: A Monsieur Fallit à Peyrac, pour faire tenir promptement à Monsieur l'abé de La Mothe Fénélon à Carennac.—L'abbé de Fénélon, en modifiant la copie textuelle, se contentait de passer sur les mots un léger trait d'encre qui permet de les lire comme s'il n'y avait aucune rature. Il ne manque à ce second manuscrit que quelques cahiers que nous espérons retrouver dans les archives de Poitiers. C'est là un renseignement que nous devons à l'obligeance de M. de La Fontenelle de Vaudoré, conseiller à la Cour royale de Poitiers.

[28] Nouvelles additions aux Mémoires de Michel de Castelnau, contenant plusieurs pièces très-intéressantes, qui servent de preuves auxdits Mémoires, tirées d'un MS. de la Bibliotèque de l'Abbaye royale de Saint Germain des Prez à Paris, et qui n'ont jamais esté imprimées jusques à présent. Brux., 1731, in-fo.

[29] Carte a averti ses lecteurs de cette communication dans la préface jointe à ce volume, qui a paru en 1752. Il s'exprime ainsi à cet égard:—«A great part of the transactions, in the succeeding reign, relative to Mary queen of Scotland, during her captivity, are taken from the dispatches of Mr de La Mothe Fénélon, a minister of great virtue, abilities, and integrity, who was embassador at this court from A. D. 1568 to A. D. 1576. His dispatches in five volumes folio were communicated to me by the late Mr de Fénélon, who was for several years embassador at the Hague, and are now in the hands of his heir.»—Ce sont ces mêmes volumes qui se trouvent aujourd'hui aux Archives du Royaume.

[30] Carte, qui a consacré à peine quatre-vingts pages à l'Histoire générale d'Angleterre pendant les sept années qu'a duré l'ambassade de La Mothe Fénélon, a dû consulter rapidement ces registres, dont l'écriture et la langue déjà vieillies offraient pour un étranger de graves difficultés. Il n'est donc pas surprenant qu'il ait commis des erreurs. Nous nous bornerons à une seule citation qui s'applique à un fait important.

Carte a dit (t. III, p. 486), et l'on a répété d'après lui, que lors du projet de mariage formé entre le duc de Norfolk et Marie Stuart, le contrat de mariage avait été dressé devant l'ambassadeur de France et remis en dépôt entre ses mains.

Il a tiré cette assertion de la 55e Dépêche, datée du 1er septembre 1569, et renfermant une lettre confidentielle dont il a voulu traduire une phrase, mais il n'en a pas saisi le véritable sens.

Pour que l'on puisse en juger, voici les deux passages que nous mettons en regard: