Carte (t. III, p. 486).—«M. de Fénélon laboured so earnestly in the matter, that the two parties, queen Mary, by the bishop of Ross, and the duke, in person, declared their mutual consent to the marriage, on supposition of her restitution to her crown, and of his restoring her; and the contract was entrusted to the keeping of the French embassador.—Dépêche 55, september 1.»

La Mothe Fénélon (55e Dépêche, du 1er septembre 1569, t. II, p. 194).—«Madame, je n'ay plus tost entendu vostre desir sur les propoz d'entre la Royne d'Escoce et le duc de Norfolc, que je n'aye incontinent miz peine de l'advancer par tous les moyens que j'ay peu, et ay si bien conduict l'affaire que luy, en personne, et elle, par l'évesque de Roz, m'ont déclairé y avoir (soubz l'espérance de la restitution d'elle à sa coronne et promesse de luy qu'il l'y restituera) ung mutuel consentement de mariage entre eulx: DE QUOI LUY S'EST FRANCHEMENT COMMIZ A MOY, et m'a dict avoir lettre d'elle pour s'y commettre.»

Carte a donc annoncé qu'il y avait eu déclaration devant l'ambassadeur d'un mariage conclu et remise du contrat entre ses mains.

C'est là une double erreur, car il n'y avait qu'un simple projet et la seule chose qui ait été confiée à l'ambassadeur, c'est l'aveu des intentions réciproques de Marie Stuart et du duc de Norfolk, de quoy luy s'est franchement commiz à moy.

Cette faute de traduction a trompé Robertson et Gilbert Stuart, qui n'ont pas hésité à reproduire l'assertion de Carte.

Robertson (t. I, p. 504).—«A contract to this purpose was signed, and entrusted to the keeping of the embassador. Carte, vol. III, p. 486.»

Gilbert Stuart (t. I, p. 455).—«The marriage contract was actually entrusted to the keeping of M. Fénélon the French embassador. Fénélon, dépêche 55; ap. Carte, vol. III, p. 486.»

[31] Élisabeth de France, fille de Henri II et de Catherine de Médicis, née le 13 avril 1545, mariée le 26 juin 1559, à Philippe II, roi d'Espagne, décédée le 3 octobre 1568.

[32] Le château de Bolton, dans l'Yorkshire.—Marie-Stuart s'était réfugiée en Angleterre le 16 mai 1568; débarquée à Workington, elle avait été conduite avec honneur à Carlîle, et presque aussitôt enfermée à Bolton.

[33] Jean Casimir, fils du comte Palatin du Rhin.