[44] «Die sexto januarii Programma Londini editum est, de bonis Anglorum ab Albano detentis, in quo pleraque jam dicta explicantur, et culpa in De-Spesium conjicitur. Ille Antigramma opponit in quo innuit, Programma illud non à Reginâ emissum, sed Reginæ nomine à nonnullis, qui Hispano iniquiores, et Belgis rebellibus æquiores. Pristinam Reginæ ergà Hispanos benevolentiam collaudat, eamdem immeritò abalienatam deplorat, non majorem fidem sibi legato, et Albani litteris adhibitam stomachatur, pecuniam illam detineri demiratur, cùm magis interesset Reginæ, ut ipse dixit, pecuniam Hispano contrà rebelles suppeditare, quàm detrahere. Denique eam, quasi prima injuriam intulerit, taxat, Albanique factum et se excusat.» (Camden, Année 1569, in ppio.)
[45] Ce terme, que les Anglais emploient dans le style familier, se rapporte exactement à notre mot poulet, billet de galanterie.
[46] Pendant le siége du Havre (juillet 1563), Thomas Smith fut envoyé comme ambassadeur résident, et Nicolas Trokmorton le suivit bientôt avec le titre d'ambassadeur extraordinaire; mais étant arrivés en France après la prise de la ville, ils furent arrêtés tous deux par Michel de Castelnau, sur un ordre du roi. Trokmorton fut conduit prisonnier au château de Saint-Germain-en-Laie. On se borna à donner des gardes à Smith, qui fit bientôt des ouvertures de paix. Le traité de Troie, signé par les deux ambassadeurs (11 et 12 avril 1564), déclara par un article exprès que Trokmorton serait, à partir de ce jour, délivré des gardes qui lui avaient été laissés; mais il s'engageait, sur sa parole, à ne pas sortir de France sans la permission du roi, tant que les deux actes, des 11 et 12 avril, n'auraient pas été expressément ratifiés par la reine d'Angleterre.
[47] William Douglas, qui avait fait évader Marie Stuart du château de Lochleven, le 2 mai 1568.
[48] Perfidie.
[49] Qui se rapporte.
[50] La fin de cette relation se trouve annexée à la XVe Dépêche (p. 172).
[51] Confession d'Augsbourg et de Genève.—Le MS. porte confusion, terme que les catholiques employaient pour tourner en dérision les cultes dissidents.
[52] Jean de Ribault et Réné de Laudonnière, tous deux protestants, avaient formé un établissement français à la Floride, avec l'autorisation et le secours de Charles IX. En 1565, Ribault arriva dans la colonie pour remplacer Laudonnière, qui en était gouverneur. Le 4 septembre, don Pedro Menezez se présente à la tête d'une flotte espagnole, et, quoique l'on fût en pleine paix, il attaque quatre vaisseaux français. Ribault se met aussitôt en mer pour aller à la recherche de Menezez, mais ses navires sont détruits par la tempête. Les naufragés furent accueillis par les Espagnols avec de vives assurances d'amitié. Ribault accepta pour lui et les siens la protection qui lui était offerte; mais Valmont, le commandant espagnol, ne les eut pas plus tôt en son pouvoir qu'il les fit tous pendre, au nombre de six cents, non comme Français, mais comme hérétiques. Laudonnière, qui avait été obligé d'abandonner le fort français aux Espagnols, s'était enfui dans l'intérieur du pays: il parvint à rentrer en France.—Trois années plus tard, vengeance fut tirée de cette exécution. Dominique de Gourgues parut à l'improviste avec quelques vaisseaux sur les côtes de la Floride, au mois de mai 1568; il attaque les forts espagnols, s'en empare, et fait mettre tous les prisonniers à mort, non comme Espagnols, mais comme assassins.
[53] Il s'agit du port de la Vera-Cruz et de l'île de Saint-Jean-d'Ulloa.