du XIXe jour de novembre 1572.—

Remerciemens à raison de l'acceptation qu'a faite Élisabeth du titre de marraine.

Très haulte, etc., nous avons tousjours tant estimé de la bonne affection que vous nous portés et au bien de noz affaires, que vous ne recepvrés jamais que plaisir de ce qui nous pourra apporter contantement; mais encores en avons nous tant plus de témoiniage par la démonstration de l'aize que vous avés faicte sur la nouvelle que vous avés eue que Dieu nous a donné une fille, ainsi que nous avons sceu par les dernières lettres que nous a escriptes le Sr de La Mothe Fénélon, nostre ambassadeur par dellà, qui nous faict croire que vous feriés tenir en vostre nom, avec l'Impératrice, sur les sainctz fondz de batesme nostre dicte fille, et en donnerés la charge à personne convenable; dont nous vous prions tant et si affectueusement que fère pouvons, ne desirans rien davantage que la continuation et fortiffication de nostre mutuelle amityé; à quoy nous adjousterons, de nostre part, tout ce que nous penserons y pouvoir servir, ainsi que vous dira plus particullièrement le Sr de Mauvissière, chevallier de nostre ordre, que nous envoyons exprès par dellà, lequel nous vous prions croire de ce qu'il vous en dira de nostre part comme feriez à nous mesmes; priant Dieu, très haulte, etc.

Escript à Paris, le XIXe jour de novembre 1572.

Vostre bon frère et cousin.

CHARLES. PINART.

CXXXIX

LA JEUNE ROYNE A LA ROYNE D'ANGLETERRE.

du XIXe jour de novembre 1572.—

Prière à la reine d'Angleterre pour qu'elle consente à tenir l'enfant du roi sur les fontz de baptême.