Escript à Argentan le Xe jour de juing 1570.

CHARLES. FIZES.

Monsieur de La Mothe Fénélon, despuys la présente escripte, j'ay receu vostre lettre du premier de ce moys[56], à laquelle n'est point de besoin de vous faire aultre responce, y estant satisfaict par ce que je vous mande cy dessus, sinon que j'ay esté bien aise d'entendre ce qui s'est passé despuys vos dernières lettres.

CHARLES. FIZES.

(Plus est escript dans la lettre de Mr De Fizes à Mr de La Mothe Fénélon).

Monsieur, comme je voullois fermer ce pacquet, Leurs Majestés ont receu vos lettres du 1er de ce moys, que je leur ay faict voir, et particullièrement à la Royne ce que m'avés escript sur ce que vous prévoyés que la Royne d'Angleterre s'opiniastrera d'avoir des ostages pour l'entretènement du traitté qu'elle faira avec la Royne d'Escosse, nommément le filz, si elle peut, et principallement quelques uns de la maison de Guise ou d'Aumale. Sur quoy Sa Majesté m'a commandé vous escrire qu'elle n'en veut point parler au Roy, sçachant qu'il ne trouvera poinct bon et ne voudra, en quelque sorte que ce soit, bailler aulcuns otages françois. Et, pour le regard du Prince d'Escosse et des seigneurs escossois, qu'il ne s'en souciera pas, sinon en tant que vous verrés que cella luy pourra servir, et que, pour ce regard, luy en accorde ce que l'on advisera.

Le Xe jour de juing 1570.

Vostre bien humble et affectionné amy et serviteur.

FIZES.

LI