Le 16 mai, M. d'Iberville donna des instructions à M. de Sauvalle sur ce qu'il y aurait à faire pendant son absence.
«Il insiste sur la nécessité de recueillir toutes ces plantes que connaissent les sauvages, et dont ils se servent pour leurs teintures et pour leurs remèdes.
«Il faut se procurer le plus que l'on pourra de veaux sauvages pour les élever dans les parcs et les domestiquer.
«Il faut rechercher tous les lieux où se trouvent des perles. L'on devra éprouver différents bois en les mettant dans l'eau pour voir quels sont ceux qui ne sont pas attaqués par les vers.
«En attendant que M. Lesueur revienne de son excursion dans le haut Mississipi, il faudra envoyer M. de Saint-Denis pour visiter la rivière de la Marne au pays des Gododaquis.
«Enfin, il faudra s'opposer par tous les moyens à aucune agression de la part des Espagnols.»
Le 28 mai, M d'Iberville ayant fini ses dispositions, partit pour la France avec ses deux vaisseaux. Il était favorisé par un vent sud-sud-ouest.
CHAPITRE VIII
MORT DE D'IBERVILLE.
A partir de 1700, la santé de d'Iberville fut profondément altérée. En 1702, il repassa en France et alla à Paris. Sa femme, née Marie Thérèse de La Pocatière, qu'il avait laissée à La Rochelle, chez son frère de Sérigny, intendant du port de cette ville, vint le rejoindre dans la ville capitale avec Sérigny.