BLOUNT, avec reproche. Oh! vous aviez une femme et une toute petite bébé, et vous avez quitté eux!… Oh! Jollivet, Jollivet.

JOLLIVET, tristement.
Que voulez-vous?… Nous étions pauvres, mon ami!

BLOUNT, pleurant. Pauvres!… Et alors vous étiez forcé pour abandonner eux, et moi je reprochai à vous… j'accusai vous… Oh! my friend, my dear friend!… I am a very bad man,… your pardon… for… having spoken as… I have done!… Je demandai pardone à vous. Jollivet, yes!… je demandai pardone, et quand le guerre était finie ici, je jurai que j'allai en France, je cherchai votre fémille, je servai pour père à votre pauvre petite bébé, et je servai pour méri,… non!… je servai pour frère à votre bonne jolie femme… je promettai… je jurai… je… (Il lui serre la main, se jette à son cou et l'embrasse. — On entend un bruit de fanfare.)

JOLLIVET.
Qu'est-ce que cela?

UN TARTARE, entrant. C'est l'arrivée de l'émir Féofar. Tous les prisonniers doivent se prosterner devant lui… Venez.

BLOUNT. Prosterner!… je prosternerai pas!… je prosternerai jamais!… (Ils sortent.)

(Le décor change à vue et représente le camp tartare.)

HUITIEME TABLEAU.

Le Camp de l'émir.

La scène représente une place, ornée de pylones, recouverte d'un splendide velum. A droite, un trône magnifiquement orné; à gauche une tente.