Visus, tactus in te nunquam fallitur Nam aspectu tuo, late creditur Credo quod hic adest exul angelus, Nil hoc veritatis visu verius…

Dea quem praesentem nunc aspicio, Oro fiat illud quod tam sitio, Ut te perpetua cernens facie, Tactu sim beatus tuae gloriae.

J'ai su qu'aux exercices du culte gnostique, cet hymne s'adressait à la partie féminine de l'assistance qui était censée alors symboliser Ennoïa. Partant, on devine la signification qu'il prenait. C'est pourquoi je me garderai bien de le traduire. Il suffira aux latinistes de le lire sous cet aspect pour être renseignés.

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N'est-il pas significatif que toutes les sectes occultistes s'acharnent de la sorte à emprunter et à déformer la liturgie de l'Église? N'est-il pas caractéristique également qu'en leurs réunions, elles célèbrent des sortes de messes où le Saint- Sacrifice prend parfois un sens immonde?

Ces démoniaques — conscients ou inconscients — rendent par là une sorte d'hommage à la Vérité unique qu'ils abominent et qu'ils voudraient anéantir. C'est l'un des mille moyens qu'ils emploient pour s'insinuer dans l'Église et pour lui voler des âmes. Ceux qui, par orgueil ou par curiosité puérile, se laissent entraîner dans ces voies ténébreuses sont perdus ou, du moins, leur salut éternel se trouve horriblement compromis.

J'ai voulu les avertir. Puissé-je en détourner quelques uns des pièges de la Malice qui toujours veille!…

CHAPITRE XI EN BELGIQUE

Une des choses qui nous frappent le plus au cours d'un voyage dans un pays étranger où l'on parle le français, ce n'est pas seulement les moeurs et les coutumes différentes des nôtres, c'est aussi la façon dont les indigènes déforment notre langue.

Déforment? — Le mot est peut-être excessif. Disons plutôt qu'ils donnent à des vocables très français par eux-mêmes un sens qui nous est insolite. De sorte que nous sommes parfois déroutés lorsqu'ils frappent nos oreilles ou lorsque nous les lisons dans un journal.