Il est un enfin, non par confusion de substance mais par unité de personne.

Car, de même que l’âme raisonnable et la chair est un seul homme, ainsi Dieu et l’homme est un seul Christ,

Qui a souffert pour notre salut, est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts ;

Est monté au ciel, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant et de là viendra juger les vivants et les morts.

A l’avènement duquel tous les hommes ressusciteront avec leurs corps et rendront compte de leurs actions personnelles ;

Et ceux qui auront fait le bien iront dans la vie éternelle ; et ceux qui auront fait le mal iront dans le feu éternel.

Telle est la foi catholique, et quiconque ne la gardera pas fidèlement et fermement ne pourra être sauvé.

Si le Démon du doute t’attaque répète à haute voix ces affirmations pressantes, répète-les d’un cœur docile au Saint-Esprit, et tu sentiras le feu divin embraser ton âme. Les ténèbres se dissiperont ; tu verras l’étoile du Credo luire au ciel clair de la certitude reconquise.

VII
Solidarité sainte

Jusqu’à la récitation du Credo, c’est pour moi seul, pour m’ancrer dans l’esprit de pénitence, pour illuminer de la Parole sainte mon âme obscure que j’ai prié. Mais à partir de l’Offertoire, je me sens solidaire du prêtre qui célèbre le Sacrifice, des fidèles qui prient autour de moi, de ceux du dehors qui, par oubli coupable, inexactitude ou négligence, désertent la Messe, de ceux aussi qu’une éducation athée ou une habitude consciente dans le péché détourne de l’autel où le Rédempteur s’immole, chaque matin, pour notre salut. Je me sens solidaire de toute l’humanité. Je me sens solidaire de Jésus-Christ.