[5]: Le décret définitif, ordonnant le prêt de 84 millions, ne fut signé que le 6 mars 1808.
[6]: M. de Saint-Didier.
[7]: Canal du Nord.
[8]: Canal Napoléon, depuis canal du Rhône au Rhin.
[9]: Canal de Saint-Quentin.
[10]: Canal de Bourgogne.
[11]: Ces lignes ont été écrites en 1846, sous la monarchie. Je les ai écrites parce que je les ai crues vraies dans tous les temps. Je ne les changerai donc pas, quoique les temps aient changé.
[12]: J'ai dit ailleurs 15 millions: c'était néanmoins 20 millions, mais les nouveaux centimes imposés pour le concours des départements aux travaux publics réduisaient ces 20 millions à 15.
[13]: Les historiens font trop souvent penser et parler les personnages historiques, sans avoir aucun moyen de connaître ni leurs pensées ni leurs discours. Je ne me permets ici de rapporter les pensées les plus secrètes et les conversations les plus intimes de l'empereur Alexandre, que parce que je puis m'appuyer, pour le faire, sur des documents d'une authenticité irréfragable. J'ai dit, dans une note du tome VII, livre XXVII, qu'il existait au Louvre une suite d'entretiens des généraux Savary et Caulaincourt avec l'empereur Alexandre et avec M. de Romanzoff, entretiens de tous les jours, d'une familiarité et d'une intimité telles, que je n'oserais les reproduire en entier, car Alexandre racontait jusqu'à ses plaisirs aux deux envoyés français; que ces entretiens, écrits au moment même où ils venaient d'avoir lieu, rapportés avec une fidélité minutieuse, par demandes et par réponses, peignaient avec une vérité frappante ce qui se passait jour par jour dans l'esprit de l'empereur et de son ministre. Aux instances, aux agitations mal dissimulées de l'un et de l'autre, il est impossible de ne pas discerner clairement ce qu'ils pensaient. D'autres documents authentiques et secrets, tels, par exemple, que la correspondance personnelle de Napoléon et d'Alexandre, complètent cet ensemble de preuves, et me permettent de donner comme certains les détails que je fournis dans cette partie de mon récit.
[14]: Ce n'est point ici une assertion inventée pour justifier Napoléon de sa conduite envers le Portugal, mais une vérité authentique, officiellement prouvée. En effet, quelque temps après, lorsque la cour de Lisbonne réfugiée au Brésil n'avait plus à craindre les armées françaises, M. Canning avoua à la tribune du parlement que toutes les réponses du Portugal à Napoléon avaient été concertées avec le ministère britannique. Des dépêches publiées depuis fournirent cette preuve avec encore plus de détail et d'évidence.