Macdonald, dépassant bientôt la ligne de notre artillerie pour joindre les Autrichiens, s'avance sous une pluie de feu, laissant à chaque pas le terrain couvert de ses morts et de ses blessés, serrant ses rangs sans s'ébranler, et communiquant à ses soldats la fière attitude qu'il conserve lui-même.—Quel brave homme! s'écrie plusieurs fois Napoléon en le voyant marcher ainsi sous la mitraille et les boulets.—Tout à coup le prince Jean de Liechtenstein s'ébranle avec sa grosse cavalerie, pour essayer un effort contre cette infanterie qui s'avance si résolûment sur le centre de l'armée autrichienne. Macdonald arrête alors son carré long, ordonne aux deux colonnes qui en formaient les côtés de faire front, et oppose ainsi à l'ennemi trois lignes de feu. Le sol retentit sous le galop des cuirassiers autrichiens, mais ils sont accueillis par de telles décharges de mousqueterie qu'ils sont forcés de s'arrêter, et de rétrograder sur leur infanterie que leur fuite jette dans un véritable désordre. Inaction de la cavalerie française dans la journée de Wagram. Le moment de charger est venu pour notre cavalerie, qui peut, en profitant de cet instant de confusion, recueillir des milliers de prisonniers. Macdonald en donne l'ordre à Nansouty; mais ce général, obligé d'amener sa troupe sur le front du carré dont elle occupait la dernière face, perd malgré lui un temps précieux. Lorsqu'il est prêt à s'élancer, le désordre de l'infanterie autrichienne est en partie réparé. Toutefois il charge et enfonce plusieurs carrés. Macdonald, dans son impatience, s'adresse à la cavalerie de la garde qui était près de lui, et que commandait le général Walther. Mais celui-ci ne doit recevoir d'ordre que du maréchal Bessières, et ce maréchal vient d'être renversé par un boulet. Macdonald se dépite en voyant ainsi lui échapper le fruit de la victoire: cependant, s'il n'a pas beaucoup de prisonniers, il a du moins fait rétrograder l'armée autrichienne, et rendu vaine l'entreprise tentée sur le centre et la gauche de notre ligne. L'archiduc, désespérant de nous refouler vers le Danube, commence à se décourager, et se dédommage en prodiguant sa vie au milieu du feu. Ses troupes évacuent peu à peu Aderklaa d'un côté, Süssenbrunn de l'autre.

Le mouvement offensif des Autrichiens définitivement arrêté. En ce moment le grave danger qui menaçait l'armée est conjuré. Masséna, se dirigeant en colonne sur le Danube, et recevant le feu de l'ennemi en flanc, est arrivé près du fleuve, vers Aspern, a fait front à droite, et précédé de sa cavalerie a repris l'offensive contre Kollowrath et Klenau. Boudet s'est remis en ligne, et tous, marchant en avant, ramènent les Autrichiens sur Breitenlée et sur Hirschstatten. En tête de leur infanterie, Lasalle et Marulaz exécutent des charges brillantes; mais Lasalle, atteint d'une balle, termine sa glorieuse carrière en voyant fuir l'ennemi.

Ainsi le centre de l'archiduc, ébranlé par cent bouches à feu, arrêté par Macdonald, bat en retraite. Sa droite suit ce mouvement rétrograde. Si le maréchal Davout, comme il en a reçu l'ordre, enlève à la gauche des Autrichiens la position de Neusiedel, c'en est fait d'eux. Cette position enlevée, la ligne des hauteurs de Neusiedel à Wagram ne peut plus tenir, et l'archiduc Charles, privé de ce dernier appui, va être coupé de la route de Hongrie, séparé de l'archiduc Jean, et rejeté en Bohême. Aussi Napoléon, rassuré sur son centre et sa gauche, a-t-il l'œil toujours tourné sur sa droite, vers la tour carrée qui domine le village de Neusiedel. Il n'attend que le progrès des feux de ce côté pour lancer le corps d'Oudinot sur Wagram. Il lui reste, dans le cas où surviendrait l'archiduc Jean, une moitié de l'armée d'Italie, le corps de Marmont, la vieille garde, les Bavarois. Il a donc, quoi qu'il arrive, des ressources pour parer à toutes les chances de cette journée.

Davout attaque les hauteurs de Neusiedel, les enlève, et décide ainsi du sort de la bataille. La confiance que Napoléon a mise dans le maréchal Davout, est ici, comme toujours, pleinement justifiée. Les généraux Montbrun et Grouchy, l'un avec la cavalerie légère, l'autre avec les dragons d'Italie, ont préparé le passage du Russbach sur notre extrême droite, soit pour eux, soit pour l'infanterie. Les divisions Morand et Friant franchissent ce ruisseau à la suite de la cavalerie, et, ployées par un mouvement de conversion sur le flanc de la position de Neusiedel, forment un angle droit avec Gudin et Puthod, qui sont restés devant le Russbach, de Neusiedel à Baumersdorf. Le moment d'attaquer étant venu, ces braves troupes, dignes de leur chef, gravissent le revers de la position de Neusiedel avec une rare intrépidité. Morand, placé à l'extrême droite, s'avance le premier, parce que la pente plus douce de son côté offre un abord plus facile. Friant, placé entre Morand et Neusiedel, où il forme le sommet de l'angle, attend que Morand ait gagné du terrain sur l'extrémité de la ligne ennemie, pour attaquer la hauteur à son tour. Il se borne quant à présent à un violent feu d'artillerie, qu'il soutient avec soixante pièces détachées de plusieurs divisions. Morand, secondé à gauche par cette canonnade, à droite par les charges de cavalerie de Montbrun, gravit froidement le terrain qui s'élève devant lui. Rosenberg, pour faire face à cette attaque de flanc, replie sa ligne en arrière. La mousqueterie de toute cette partie de la ligne autrichienne n'arrête point Morand. Il continue à monter sous un feu plongeant, et puis aborde l'ennemi en colonne d'attaque. Le prince de Rosenberg dirige alors un effort sur la gauche de Morand, formée par le 17e régiment de ligne, et l'oblige un instant à céder. À cette vue Friant envoie au secours du 17e la brigade Gilly, composée du 15e léger et du 33e de ligne, lesquels s'élancent à la baïonnette sur la hauteur, et refoulent les troupes de Rosenberg. Les divisions Puthod et Gudin, restées en face du Russbach, entrent à leur tour en action sous la conduite du maréchal Davout. Puthod se jette dans Neusiedel avec ses quatrièmes bataillons, pénètre dans les rues de ce village, et les dispute aux troupes autrichiennes, qu'il contraint après de grands efforts à se retirer sur la hauteur en arrière. Au même instant, Gudin, qui a franchi le Russbach, escalade audacieusement sous un feu meurtrier le plateau de Neusiedel, tandis que Friant a déjà gagné du terrain sur les derrières de Rosenberg. La tour carrée est en ce moment dépassée par le double mouvement de Friant et de Gudin. Tout n'est pas fini cependant. Jusqu'ici on n'a eu à combattre que Rosenberg favorisé par la position. Mais Hohenzollern, demeuré immobile au-dessus de Baumersdorf en face d'Oudinot qui n'agit pas encore, porte une moitié de ses troupes vers la tour carrée, et les dirige sur la droite de Gudin pour la précipiter dans le Russbach. Vainement à travers les baraques du camp essaye-t-on de faire défiler les cuirassiers d'Arrighi, pour les lancer sur la hauteur qui se termine en plateau. Ces cuirassiers, assaillis par un feu des plus vifs à travers les routes étroites du camp, ne peuvent pas charger avec avantage, et sont ramenés en désordre. Le 85e de ligne de la division Gudin accueilli par la plus violente fusillade est presque arrêté dans son mouvement. Les autres régiments de Gudin se hâtent de venir à son secours. La division tout entière lutte avec Hohenzollern, qui est peu à peu repoussé, tandis que Friant et Morand gagnent du terrain sur le derrière du plateau, en poursuivant les troupes de Rosenberg l'épée dans les reins.

Napoléon fait enlever par Oudinot les hauteurs de Wagram. Pendant que le maréchal Davout accomplit ainsi sa tâche, Napoléon voyant ses feux dépasser la tour carrée, ne doute plus du succès de la journée. La bataille est gagnée! s'écrie-t-il, et il en fait porter la nouvelle au maréchal Masséna, au prince Eugène, au général Macdonald. Mais il ne se borne pas à pousser un cri de victoire, il ordonne au corps d'Oudinot de marcher sur Baumersdorf et Wagram, et d'enlever cette partie des hauteurs. Les troupes d'Oudinot s'élancent sur le village de Baumersdorf, qu'elles n'avaient pas pu emporter la veille, le traversent, et s'élèvent sur le plateau, venant se joindre à la division Gudin par leur droite. L'élan devient alors général. On refoule partout la ligne autrichienne, et en ce moment la division Gudin s'alignant sur celles de Friant et de Morand, on voit le corps entier de Davout ne plus former qu'une longue ligne oblique, qui balaye dans toute son étendue le plateau de Wagram. (Voir la carte no 48.)

La division Tharreau du corps d'Oudinot se dirige sur Wagram, charge à la baïonnette plusieurs bataillons, en prend deux, enlève le village, et y recueille de nombreux prisonniers. La division Frère, seconde d'Oudinot, passe à droite du village. La division Grandjean, autrefois Saint-Hilaire, suit ce mouvement, repousse l'infanterie autrichienne, et l'aborde vivement dès qu'elle essaye de résister. Le 10e d'infanterie légère se jette sur un bataillon qui s'était formé en carré, et le fait prisonnier. Napoléon voyant l'armée autrichienne partout en retraite et notre ligne s'étendre, s'affaiblir même en quelques points, à mesure qu'elle s'avance, envoie des secours là où ils sont nécessaires, et en particulier au général Macdonald, qui se trouve isolé de Masséna à gauche, de Bernadotte au centre. Il dirige vers lui l'infanterie bavaroise du général de Wrède et la cavalerie de la garde. Macdonald, en s'approchant de Süssenbrunn, rencontre de l'infanterie ennemie qui tient encore. Il emporte ce village, et faisant charger par sa cavalerie légère, enlève d'un seul coup quatre à cinq mille prisonniers.

La ligne autrichienne est partout forcée vers trois heures, et la bataille gagnée. Sur un front de trois à quatre lieues, à l'extrême gauche devant Masséna, au centre devant Macdonald, à droite devant Oudinot et Davout, l'armée autrichienne ne pouvant tenir nulle part, se retire en flottant sous la poursuite plus ou moins vive des Français. Il est trois heures: notre gauche a refoulé Klenau sur Jedlersdorf, Kollowrath sur Gerarsdorf; notre centre a poussé Bellegarde sur Helmhof, notre droite a rejeté Hohenzollern et Rosenberg sur Bockflüss. L'archiduc Charles craignant de perdre la route de la Moravie, et d'être entraîné loin du centre de la monarchie vers la Bohême, donne alors l'ordre de la retraite. Cent vingt mille Français poursuivent cent vingt mille Autrichiens, livrant çà et là une foule de combats de détail, et recueillant à chaque pas des prisonniers, des canons, des drapeaux.

Tardive arrivée de l'archiduc Jean sur le champ de bataille de Wagram. Telle est la célèbre bataille de Wagram, commencée à quatre heures du matin, terminée à quatre heures de l'après-midi. Napoléon avait encore en réserve le corps de Marmont, une portion de l'armée d'Italie, la vieille garde, c'est-à-dire trente mille hommes, au cas où l'archiduc Jean arriverait pour prendre part à la bataille. Ce prince approchait enfin de la plaine du Marchfeld, et venait se montrer à droite sur nos derrières, vers Siebenbrunn. Ses coureurs, rencontrant les nôtres, produisirent une sorte de panique. En un clin d'œil les vivandières, les longues files de soldats emportant les blessés, crurent qu'une seconde armée se présentait pour recommencer le combat. Ils se mirent à courir en poussant des cris de terreur. Parmi ces fuyards se trouvaient beaucoup de jeunes soldats épuisés par la chaleur du jour, et qui, selon l'usage, quittaient le terrain sous prétexte de ramasser les blessés. Le tumulte fut tel que les corps restés en réserve durent prendre les armes, et que Napoléon, qui avait mis pied à terre pour se reposer à l'ombre d'une pyramide formée avec des tambours, fut obligé de remonter à cheval. Il crut sérieusement que l'archiduc Jean débouchait, et il s'apprêtait à l'arrêter avec les forces qu'il avait gardées intactes, lorsqu'on vit le danger s'éloigner, et les têtes de colonne qui s'étaient montrées un instant disparaître à l'horizon. L'archiduc Jean, en effet, averti le 5 au matin par un ordre expédié le 4 au soir de se rendre à Wagram, était parti le 5 à midi seulement, avait couché à Marchegg, était reparti un peu tard le 6 au matin, et arrivait quand la bataille était finie. Il n'avait pas voulu trahir son frère assurément, mais il avait marché comme les caractères indécis, qui ne connaissent pas le prix du temps. Serait-il survenu plus tôt, il aurait ajouté à l'effusion du sang, sans changer les destinées de la journée, puisqu'aux douze mille hommes qu'il amenait, on pouvait opposer les dix mille hommes de Marmont, les dix mille qui restaient au prince Eugène, et au besoin la vieille garde. Il avait mal obéi à la voix d'un chef qui avait mal commandé.

Résultats de la bataille de Wagram. Les résultats de la bataille de Wagram, sans être aussi extraordinaires que ceux d'Austerlitz, d'Iéna ou de Friedland, étaient fort grands néanmoins. On avait tué ou blessé aux Autrichiens environ 24 mille hommes, parmi lesquels se trouvaient les généraux Nordmann, d'Aspre, Wukassovich, Vecsay, Rouvroy, Nostiz, Hesse-Hombourg, Vacquant, Motzen, Stutterheim, Homberg, Merville. On leur avait fait 9 mille prisonniers, lesquels avec ceux de la veille formaient un total de 12 mille[43] au moins. On avait ramassé une vingtaine de pièces de canon. On avait ainsi affaibli les Autrichiens de 36 mille soldats. Nous avions perdu en morts ou blessés de 15 à 18 mille hommes, dont sept à huit mille ne devaient pas se relever. C'était donc une mémorable bataille, la plus grande que Napoléon eût livrée par le nombre des combattants, et l'une des plus importantes par les conséquences. Ce qu'elle avait de merveilleux, ce n'était pas comme autrefois la quantité prodigieuse des prisonniers, des drapeaux et des canons conquis dans la journée: c'était l'un des plus larges fleuves de l'Europe franchi devant l'ennemi avec une précision, un ensemble, une sûreté admirables: c'étaient vingt-quatre heures de combats livrés sur une ligne de trois lieues avec ce fleuve à dos, en conjurant tout ce qu'avait de périlleux une telle situation: c'était la position par laquelle le généralissime tenait les Français en échec emportée, l'armée qui défendait la monarchie autrichienne vaincue, mise hors d'état de tenir la campagne! Ces résultats étaient immenses, puisqu'ils terminaient la guerre! Du point de vue de l'art, Napoléon avait dans le passage du Danube surpassé tout ce qu'on avait jamais exécuté en ce genre. Sur le champ de bataille il avait, avec une rare promptitude, reporté du centre à la gauche la réserve qu'il s'était habilement ménagée, et résolu la question par un de ces mouvements décisifs qui n'appartiennent qu'aux grands capitaines: et, s'il s'était privé d'un important résultat en arrêtant trop tôt les Autrichiens prêts à s'engager entre lui et le Danube, il l'avait fait par l'inspiration d'une prudence profonde, et digne d'être admirée. Si dans ces prodigieux événements on peut reprendre quelque chose, ce sont les conséquences dérivant déjà de la politique de Napoléon, telles que l'extrême jeunesse des troupes, l'étendue démesurée des opérations, les méprises naissant de la réunion de nations de toute origine, enfin un commencement de confusion, imputable non à l'esprit de celui qui commandait, mais à la diversité et à la quantité des éléments dont il était obligé de se servir, pour suffire à l'immensité de sa tâche. Son génie était toujours extraordinaire, d'autant plus extraordinaire qu'il luttait contre la nature des choses; mais on pouvait voir déjà que si cette lutte se prolongeait, ce n'était pas la nature des choses qui serait vaincue.

Quant à l'adversaire, il avait été brave, dévoué à sa cause, ingénieux mais indécis. Sans recourir pour le juger à tous les plans, plus ou moins spécieux, qu'on lui a reproché de n'avoir pas suivis, tels que d'assaillir l'île de Lobau après Essling, de passer le Danube au-dessus ou au-dessous de Vienne, il est incontestable qu'il y avait à faire certaines choses, simples, d'un effet immanquable, et qu'il ne fit pas, heureusement pour nous, comme de multiplier les obstacles au passage du fleuve sur tout le pourtour de l'île de Lobau, comme de retrancher le camp qui devait servir de champ de bataille, ce qui lui aurait permis, après avoir tenu tête aux Français, de les prendre en flanc et de les acculer au fleuve qu'ils avaient franchi, comme de donner ses ordres avec assez de précision pour que l'action de la gauche ne devançât pas celle de la droite, comme de réunir enfin pour cette journée décisive toutes les forces disponibles de la monarchie, dont quarante mille hommes au moins demeurèrent inutiles en Hongrie, en Bohême et en Gallicie. Ce sont ordinairement des choses simples, dictées par le bon sens, et imprudemment omises, qui décident des plus importantes opérations, surtout à la guerre. On serait fondé à dire aussi que le prince autrichien donna un peu trop tôt l'ordre de la retraite, car il pouvait tenir tête encore à l'armée française, et il se serait assuré en persistant l'apparition en temps opportun de l'archiduc Jean sur le champ de bataille. Il faut reconnaître qu'une plus longue obstination pouvait rendre la défaite si complète, qu'il ne serait plus rien resté d'une armée à la conservation de laquelle était attaché le salut de la monarchie. En s'obstinant on se ménageait, il est vrai, plus de chances de victoire, mais beaucoup plus de chances aussi de périr sans ressources. Quoi qu'il en soit de ces divers jugements, qui, depuis un demi-siècle, ont été portés par tous les historiens sur ces mémorables opérations, il n'en reste pas moins vrai qu'il y a gloire même à se tromper quand on se bat si héroïquement pour son pays, et qu'on prend part à de si grandes choses. La guerre d'ailleurs touchait à son terme, car ce n'était pas avec les douze mille hommes de l'archiduc Jean et les quatre-vingt mille qui restaient à l'archiduc Charles, qu'il était possible de sauver la monarchie. Si, en effet, ce dernier n'en avait perdu que trente et quelques mille, tués ou prisonniers, il en avait vu disparaître des rangs de la landwehr un nombre au moins égal, qui couraient la campagne pour rejoindre leurs foyers. Ce qui restait à faire après la bataille de Wagram. Se retirer dans l'une des provinces de la monarchie qu'on aurait bien choisie, s'y refaire le mieux possible, et par la menace d'une guerre infiniment prolongée améliorer les conditions de la paix, était la seule espérance qu'on pût conserver encore.