[43]: Les bulletins ont supposé beaucoup plus de prisonniers, mais ils ont exagéré au delà de toute vérité.

[44]: Le général de Wrède avait été blessé. C'était sa division qui suivait le corps de Marmont, et c'est pour cela que nous lui en conservons le nom. Le général Minuti l'avait remplacé dans le commandement.

[45]: ORDRE DU JOUR.

«Schœnbrunn, le 5 août 1809.

»S. M. témoigne son mécontentement au maréchal prince de Ponte-Corvo pour son ordre du jour daté de Leopoldau, le 7 juillet, qui a été inséré à une même époque dans presque tous les journaux dans les termes suivants:

«Saxons, dans la journée du 5 juillet, 7 à 8 mille d'entre vous ont percé le centre de l'armée ennemie et se sont portés à Deutsch-Wagram, malgré les efforts de 40 mille hommes soutenus par cinquante bouches à feu. Vous avez combattu jusqu'à minuit et bivouaqué au milieu des lignes autrichiennes. Le 6, dès la pointe du jour, vous avez recommencé le combat avec la même persévérance et au milieu des ravages de l'artillerie ennemie. Vos colonnes vivantes sont restées immobiles comme l'airain. Le grand Napoléon a vu votre dévouement: il vous compte parmi ses braves.

»Saxons, la fortune d'un soldat consiste à remplir ses devoirs; vous avez dignement fait le vôtre.

»Au bivouac de Leopoldau, le 7 juillet 1809.
»Le maréchal d'empire commandant le 9e corps,
«Signé: J. Bernadotte.»

»Indépendamment de ce que S. M. commande son armée en personne, c'est à elle seule qu'il appartient de distribuer le degré de gloire que chacun mérite.

»S. M. doit le succès de ses armes aux troupes françaises et non à aucun étranger. L'ordre du jour du prince de Ponte-Corvo, tendant à donner de fausses prétentions à des troupes au moins médiocres, est contraire à la vérité, à la politique, à l'honneur national. S. M. doit le succès de ses armes aux maréchaux duc de Rivoli et Oudinot, qui ont percé le centre de l'ennemi en même temps que le duc d'Awerstaedt le tournait par sa gauche.