[33]: Commandé auparavant par Hohenzollern.

[34]: Commandé auparavant par le prince Louis.

[35]: Commandé auparavant par le général Hiller.

[36]: Les Autrichiens, après la bataille de Wagram, ont cherché à réduire le chiffre des troupes dont ils pouvaient disposer dans cette bataille. Les récits par eux publiés ont évalué leur armée à 115 mille hommes, sans y compter le prince de Reuss, qui était à Stamersdorf, vis-à-vis de Vienne, et qu'ils ont omis parce qu'il n'agit pas dans cette journée. S'il n'agit pas ce fut la faute du général en chef, mais il n'en était pas moins sur le terrain. En évaluant son corps à 14 ou 15 mille hommes, ce serait un total de près de 130 mille hommes, sans l'archiduc Jean. Mais ces évaluations sont au-dessous de toute vraisemblance. Le 1er et le 2e corps (Bellegarde et Kollowrath) avaient pris peu de part aux principaux combats de la campagne, et ne devaient pas compter beaucoup moins de 50 mille hommes. Les 3e et 4e avaient souffert, mais ils avaient été considérablement recrutés. En les portant à 20 mille hommes chacun, on trouve déjà un total de 90 mille. Restaient le 6e sous Klenau, le 5e sous le prince de Reuss, enfin la double réserve dont le chiffre avoué était de 8 mille hommes d'infanterie, et de 8 mille de cavalerie. On ne peut pas évaluer ces trois corps à moins de cinquante mille hommes, en supposant le corps de Klenau de 20 mille, celui de Reuss de 15 mille, la double réserve de 16 mille, ce qui produit un total de 140 mille sans l'archiduc Jean, et de 152 mille avec lui. On peut donc avancer avec la plus grande vraisemblance que les deux armées étaient de même force. Les calculs les plus rigoureux donnent en effet environ 140 à 150 mille hommes pour l'évaluation des forces de l'armée française.

[37]: Je ne donne point ici des détails de fantaisie, qui m'ont toujours semblé indignes de l'histoire. Je puise ceux-ci dans une foule de mémoires contemporains, publiés ou inédits, ceux notamment des maréchaux Macdonald, Marmont, Davout, etc.

[38]: Ce mot remarquable est resté traditionnel parmi les militaires du temps.

[39]: Les bulletins de cette journée parlent de prisonniers bien plus nombreux, mais ce sont là évidemment des exagérations calculées.

[40]: Elle avait passé des ordres du général Demont aux ordres du général Puthod.

[41]: Quelque temps après, Napoléon allant visiter les troupes qui campaient aux environs de Brünn, et les faisant manœuvrer sur le champ de bataille d'Austerlitz, parlait de la qualité des troupes en général, des armées qu'il avait commandées, des batailles qu'il avait livrées, et revenant à la dernière, celle de Wagram, qu'il comparait à celle d'Austerlitz, il dit qu'il avait bien songé à employer la manœuvre dont il est question ici, et qu'il l'aurait fait s'il avait eu les troupes du camp de Boulogne; mais qu'avec des troupes dont une partie était fort jeune et fort impressionnable, il n'avait pas osé risquer une combinaison féconde, qui aurait exigé chez ses soldats un sang-froid fort rare, celui de se laisser tourner sans être ébranlés.

[42]: Expression textuelle du maréchal Molitor.