«Sarraceni cum uxoribus et parvulis venientes...» (Warnefrid, Hist. Longobard.)
[7] «Au moment de ce vaste choc, les Arabes, encore dans la première ferveur de l’Islam, avaient plus d’humanité, de moralité, de lumières que les Franks.» (Henri Martin, Hist. de France, tom. 2.)
[8] «La Bourgogne paya chèrement sa résistance aux prétentions de Charles; ce royaume fut partagé entre ses partisans les plus dévoués. Les Bourguignons furent exclus de toutes les magistratures et subirent les conséquences d’une invasion étrangère.» (Fouque, Hist. de Châlon-s.-Saôn.)
«Les bandes teutoniques commirent sans doute, dans cette expédition, de bien grandes violences, et les leudes franks ou germains, qui avaient dépossédé les comtes romains ou burgondes, exercèrent une bien brutale tyrannie, car il s’alluma contre le règne des Franks des haines qui ne tardèrent pas à éclater de la manière la plus étrange.» (H. Martin, Hist. de Fr., t. 2.)
«737.—Comme Martel estoit usurpateur, chaque gouverneur croyoit avoir droit de lui désobéir et trenchoit du souverain. Mauronte, gouverneur de Marseille, afin d’establir son indépendance, appella le secours des Sarrazins et leur livra la ville d’Avignon, d’où ils s’espandirent dans le Dauphiné, le Lyonnois et, s’il est croyable, même jusqu’à Sens.» (Mezeray, Hist. de France, t. I, p. 131.)
«Les chefs des Bourguignons se flattèrent de recouvrer leur indépendance en favorisant l’invasion des Sarrasins.» (Lateyssonnière, Recherches hist. sur le départ. de l’Ain).
[9] «Les Juifs étaient très-nombreux, très-riches et très-forts dans les villes septimaniennes, et ils secondaient partout la conquête arabe de leurs intrigues en représailles des lois tyranniques portées contre eux.» (Henri Martin, Hist. de France, tom. 2.)
«L’évêque Agobard écrivait à l’archevêque de Narbonne Nibridius: Dieu mercy, il n’y a plus de païens en ce pays, mais il y a quantité de juifs qui demeurent en cette ville et sont répandus dans tous les lieux circonvoisins.» (Menestrier, Hist. cons., p. 216.)
[10] «Les Sarrasins, dans leurs invasions, avaient dévasté la plupart des églises et des couvents et avaient aliéné les biens affectés à ces établissements.» (Reinaud, Invasions des Sarrazins.)
«L’an 732? Les Sarrasins entrent en Bourgogne, ruinent Autun jusques dans ses fondements. L’église de Saint-Nazaire fut brûlée avec tous les titres et papiers. Le monastère de Saint-Martin, fondé par la reine Brunehaut et où elle reçut la sépulture, fut pillé et détruit; celui de Saint-Jean-le-Grand eut le même sort.» (Edme Thomas, Hist. d’Autun.)