[11] «Les villes qui avaient capitulé conservèrent leurs comtes goths ou romains, leurs lois nationales et l’exercice de leur culte dans l’intérieur des églises, mais à condition de recevoir des garnisons musulmanes, de payer le kharad, tribut annuel qui variait du dixième au cinquième des revenus fonciers, et peut-être de livrer leurs chevaux et leurs armes, ainsi que les trésors de l’Église. Les domaines de la couronne et des citoyens morts en combattant les musulmans furent confisqués, probablement avec la majeure partie des biens de l’Église.» (Henri Martin, Hist. de France, tom. 2.)

«L’exercice libre de la religion chrétienne était garanti dans l’intérieur des églises. Toute église existante devait être conservée; mais il n’en pouvait point être bâti de nouvelles sans l’autorisation du chef musulman.—Les lois anciennes du pays étaient maintenues.» (Hugo, France monument., p. 232.)

«Les conditions imposées par les généraux musulmans aux villes conquises n’étaient ni trop onéreuses ni trop humiliantes, comparées au sort qui, à cette époque de barbarie, pesait sur les habitants des villes tombées au pouvoir d’ennemis chrétiens comme eux.» (Hugo, France monument., p. 232.)

«Dans les cérémonies publiques, à Messine, on déployait deux étendards. Le premier, qui appartenait aux Sarrasins, représentait une tour de couleur noire sur un champ vert; le second, qui servait aux Chrétiens, portait une croix d’or brodée sur un champ rouge.» (Ebn-Khaldoun, Hist. de l’Afrique...)

«Abdoulah, conformément à la loi mahométane, et pour éviter l’effusion du sang, offrit la paix à Grégoire en lui donnant à choisir d’embrasser l’islamisme ou de se rendre tributaire du calife.» (Cardonne, Hist. de l’Afrique et de l’Espagne sous la domination des Arabes.)

«On sait que de tout temps l’islamisme offrait aux vaincus deux partis: embrasser la foi musulmane ou payer tribut aux vainqueurs.» (Ebn-Khaldoun.)

[12] «Il s’éleva des disputes entre les Arabes de Damas et ceux de l’Arabie-Heureuse, entre les Bérébères et les Modarites, et ils se firent une guerre cruelle.» (Hidjazi, Mesheb.)

«La vérité est que les Berbers sont un peuple bien différent des Arabes, excepté peut-être les tribus des Sanhadjah et des Ketamah, qui, selon moi, doivent être regardées comme parentes et alliées des Arabes. Mais Dieu le sait.» (Histoire de l’Afrique sous la dynastie des Aghlabites, par Ebn-Khaldoun.)

[13] «Se sentans estre entrés trop avant en France et craignans d’estre enclos, retournèrent en mesme hastiveté qu’ils estoient venus et retournant en arrière achevoyent de brusler et détruire ce qui estoit demouré entier, à ce que Charles-Martel ne trouvast rien d’entier après eux... Ainsi fut toute la Bourgongne mise en ruine par les Visigoths et par les Sarrazins.» (G. Paradin, Annales de Bourgogne.)

[14] «Ravagée par les Huns, les Ostrogoths, les Bourguignons, les Lombards et les Sarrasins... la Maurienne est peut-être de toutes nos provinces celle dont l’histoire présente le plus de péripéties.» (Travaux de la Soc. d’hist. et d’archéologie de la province de Maurienne, Ier Bulletin, p. III.)