La maman Roser était venue, avec ses yeux bleu de vergissmeinnicht et son visage naïf. Elle soupirait, elle avait une âme rose, confiante, romanesque, mais elle n’était qu’une humble serve, nourrie de saucisse, de jambon et de kugelhof, qui ne voulait pas gâter ses digestions:
—Des ailes! gémit-elle... Il lui faudrait des ailes.
Jean Vallery écoutait mélancoliquement l’Alsacien tyrannique et il épiait Gredel:
—Pourquoi m’avoir reçu? fit-il avec reproche.
—Est-ce que je suis forcé d’accorder la main de Gredel à ceux que je reçois! s’esclaffa l’autre... Allons! il faut en finir, je vous autorise à lui dire adieu!
Il fit un signe à Gredel qui accourut à petits pas lestes. Elle semblait devenir plus charmante à chaque mouvement; quand elle fut proche, quand ses yeux immenses où se mêlaient les éclairs du saphir oriental et de l’aigue-marine se fixèrent sur Jean, il fut saisi d’un ardent désespoir.
—Gredel, fit rudement le père, j’ai refusé ta main à ce monsieur.
—Et vous savez que je l’aime? fit Gredel avec énergie.
Car elle avait reçu en partage quelque chose de la volonté de Roser.
Il la regarda avec indignation: