II. Les loups

Vitalis, qui regardait toujours à droite et à gauche, aperçut près de la route une hutte couverte de neige. Ils entrèrent. C'était une hutte de bûcheron. Cinq ou six briques formaient un foyer dans un coin, et ils allumèrent un feu de bois. Joli-Cœur écarta la veste de son maître, sauta vivement à terre, et, prenant la meilleure place devant le feu, il présenta à la flamme ses deux petites mains.

Vitalis, qui était un homme de précaution, tira de son sac du pain et du fromage, et donna à chacun sa part de ce maigre repas. Zerbino avala vite son morceau.

—Tu as déjà fini, Zerbino, dit Vitalis; c'est tout le souper de ce soir; il est inutile de demander.

Et il dit à Remi:

—Je ne sais pas à quelle distance nous sommes du village; nous passerons la nuit ici.

Nuit terrible! Vitalis et Remi dormaient tranquillement; un hurlement formidable éclata dans le silence.

—Les loups! cria Vitalis, réveillé en sursaut. Où sont Zerbino et Dolce?