—À Gentilly, pas loin d'ici. Nous trouverons une carrière où j'ai couché autrefois.
Vitalis marchait courbé en deux; malgré le froid, sa main brûlait.
—Vous êtes malade? lui demanda Remi.
—Je le crains; en tout cas, je suis fatigué. Les marches de cet hiver ont été trop longues pour mon âge, et le froid est trop rude pour mon vieux sang. Combien de jours vivrai-je encore? Je ne sais pas.
Le vent soufflait avec violence. Ils marchèrent plus d'une heure dans l'obscurité.
—Il faut prendre un peu de repos, dit Vitalis; je suis épuisé.
Et il se coucha contre la porte d'un jardin, sur un tas de paille.
—Place-toi contre moi, dit-il à Remi, et mets Capi sur toi; il te passera un peu de sa chaleur.