Le cœur-dehors est plus rare que le wacapou ; les fibres sont croisées et ondulées, de sorte qu’il se fend mal. Mais il est incorruptible.

Le gaïac vaut le wacapou, mais il est plus dur à travailler. Sa densité est de 1,153 à l’état sec ; il est donc très lourd et ne flotte pas. Ses fibres sont croisées et flexueuses. Il est très abondant en Guyane. En Europe, on l’importe du Brésil.

Le mora excelsa est très bon pour les constructions navales.

Le balata, bullet-tree ou bully, en anglais, est très employé à Cayenne.

L’ébène verte a les fibres serrées et très régulières : on l’emploie pour les tables d’harmonie des pianos. Sa densité est de 1,21 à l’état sec.

L’ébène soufrée est identique à l’ébène verte, mais saupoudrée de taches jaunes auxquelles elle doit son nom.

Le bois violet durcit beaucoup en vieillissant : sa densité est de 0,72. Il est commun dans l’intérieur de la Guyane.

Le wapa est un bois rouge foncé, un peu moins dur et un peu moins lourd que les précédents. Il est très commun en Guyane. C’est une légumineuse, comme plusieurs des précédents et des suivants.

L’angélique est relativement léger ; sa densité est 0,746 à l’état sec. Il s’emploie peu, bien qu’il soit abondant, parce qu’on prétend qu’il fait rouiller les clous. C’est cependant, comme nous l’avons vu, un des meilleurs bois pour les navires, à cause de sa conservation dans l’eau de mer. C’est un grand arbre qui porte une cime et des branches très recourbées, favorisant certains emplois. Le bois est rouge pâle, avec une variété plus claire et une variété plus foncée. Il est difficile à scier.

Le courbaril présente aussi de belles courbes à sa cime : le tronc atteint un grand diamètre ; le bois est brun rougeâtre, de couleur plus vive au cœur. Il brunit en vieillissant. Sa dureté est assez grande.