Il y a en Guyane toute une variété de cèdres (laurinées). Le cèdre jaune est le plus estimé ; le bois se conserve bien. Le cèdre noir est brun foncé et se travaille facilement. Le cèdre gris est plus mou. Le cèdre blanc ou cèdre bagasse est mou également.

Le sassafras ou rose femelle est l’arbre qui contient l’essence de rose. Le bois est jaune ; on l’emploie pour les coques de pirogue.

Le taoub, bois léger, est très estimé au Brésil.

L’acajou est tendre, mais se conserve bien, grâce à un principe amer dont il est imprégné et qui détruit les insectes. Aussi, on l’emploie beaucoup en Guyane pour les meubles, parce que les termites et autres insectes ne l’attaquent pas. Ce n’est pas l’acajou du commerce, qui provient des Antilles et du Honduras et qui est plus dur et plus coloré. L’acajou de Cayenne est employé en Europe pour les boîtes de cigares. L’arbre est grand, et plutôt disséminé dans la forêt guyanaise : son prix est élevé à Cayenne, où l’humidité a vite fait de ronger toute autre espèce de bois ordinaire.

Le carapa a les qualités de l’acajou, et résiste aux insectes.

Citons encore le mouchico, le simarouba, le yayamadou, qui sont supérieurs aux bois blancs d’Europe.

ENVIRONS DE CAYENNE

3o Nous arrivons maintenant aux bois colorés d’ébénisterie.

Les bois-de-lettres sont extrêmement durs, lourds et compacts : ils peuvent prendre un très beau poli, mais ils sont pleins de nœuds et de crevasses. Leur nom vient de ce qu’on les employait autrefois pour sculpter les lettres d’imprimerie. Il y en a deux espèces : le lettre rouge ou rubané, rougeâtre avec des veines noirâtres fortement accusées dans le cœur ; l’aubier est plus pâle. Le lettre moucheté est rougeâtre foncé, tout moucheté de noir ; il est fort beau. La densité de ce bois varie de 1,045 à 1,175.