L’étain au Maroni, près des monts Tumuc-Humac ;

Le mercure, le fer et le manganèse, signalés sans aucune vérification bien sérieuse, comme d’ailleurs l’étain ;

La houille, qu’on prétend avoir découverte à Cayenne, à Roura, au Maroni.

Je ne parle pas des diamants, parce que, bien qu’ils existent au Brésil et en Guyane anglaise, ils ne sont encore qu’une possibilité en Guyane française.

Je ne dirai ici que quelques mots sur l’or d’alluvions, parce que j’y reviendrai en détail plus loin. Il a été découvert pour la première fois en 1852 par Paolino, un réfugié brésilien, sur l’Arataïe, un affluent du Haut-Approuague : on l’a trouvé ensuite à l’Orapu et au Cirubé, enfin au Sinnamary (Saint-Elie, etc.), à la Mana, etc., et dans la plupart des rivières guyanaises. En cinquante ans, la production doit atteindre 70,000 kilogrammes valant plus de 200 millions ; car le total des droits de douane atteint une vingtaine de millions (ces droits sont de 8 pour 100). L’or sorti en fraude doit atteindre au moins le quart du chiffre précédent, et peut-être davantage. La zone de richesse maxima est dirigée à peu près est-ouest, comme les filons de quartz, du moins grossièrement ; elle commence à une distance de 50 à 100 kilomètres des côtes, et sa largeur est de 30 à 40 kilomètres.

TRAVAUX PRÈS DU PORT DE CAYENNE

Les placers aurifères.

I. Historique. — Nous venons de voir que l’or en paillettes a été découvert pour la première fois en 1852, sur l’Arataïe. Etait-ce un écho des fameuses découvertes d’or de la Californie, en 1848 ? Les années suivantes, il fut découvert sur les rivières Orapu, Cirubé, etc.

De 1873, date la découverte des placers du Sinnamary : Saint-Elie, Dieu-Merci, Adieu-Vat, Couriège, etc., qui ont produit environ 40 millions, du moins officiellement. Les petites exploitations indigènes ne sont pas comprises dans ce total, non plus que l’or qui a échappé à la douane.