—Appétissante! Nous y voilà! Toujours des appétits! Toujours la sensation physique, jamais le sentiment! Toujours la femme considérée au point de vue animal ...
—Comme la gentille petite caille bien dodue, bien ...
—Ah! Séverin! Vous êtes incorrigible!
—Je l’espère!»
Tout en discourant et disputant de la sorte, Katia Mordasz avait apprêté deux tasses, et versé l’eau bouillante dans la théière.
«Le thé, c’est ma passion, vous savez ... Ah! moi aussi, ajouta-t-elle avec un sourire, j’ai les pieds rivés au sol, je suis la proie des grossiers appétits! Encore un, tenez, un autre impérieux besoin!»
Et elle présenta à Veyssières un paquet de blondes cigarettes, où elle puisa à son tour.
Un petit balcon, protégé par un store de toile bise à rayures rouges, s’ouvrait devant la fenêtre de cette chambre. Ils allèrent s’y asseoir, après que Katia eut placé tasses et théière sur un guéridon, à portée de leurs mains.
Ils s’entretinrent alors du travail d’histoire et de traduction auquel s’adonnait Veyssières et dont il avait apporté plusieurs fragments. Il remit ces feuillets à Katia, qui commença à les lire aussitôt avec soin, lentement, s’interrompant de temps à autre pour questionner l’auteur, lui soumettre une objection, ou provoquer telle ou telle correction.